Le maire de New York veut enlever une plaque honorant Pétain

Le Maréchal Pétain en 1941.... (Photo archives La Presse)

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Le Maréchal Pétain en 1941.

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Agence France-Presse
New York

En pleine polémique sur le déboulonnage de statues confédérées devenues symboles de racisme, le maire de New York Bill de Blasio a décidé de se débarrasser d'un hommage méconnu au maréchal Pétain situé au coeur du quartier financier.

Aucune date pour l'enlèvement de cette plaque en granit, posée en 1931 en l'honneur de celui qui était alors le vainqueur de la bataille de Verdun, n'a pas encore été fixée.

Mais le maire démocrate Bill de Blasio a annoncé que, dans le cadre d'un réexamen annoncé mercredi des symboles de la ville qui pourraient évoquer le racisme ou la haine, les jours de cette plaque située dans une section de Broadway connue sous le nom de « Canyon des héros » étaient comptés.

« La plaque commémorative pour le collaborateur nazi Philippe Pétain du Canyon des héros sera une des premières à être enlevée », a-t-il tweeté.

La plaque en granit, qui fait partie de plusieurs centaines de plaques commémoratives gravées dans cette section de la pointe sud de Manhattan, est datée d'octobre 1931: soit avant le début de la Seconde Guerre mondiale qui devait faire du maréchal Pétain, héros de la Première Guerre mondiale, le symbole de la collaboration des autorités françaises avec l'occupant nazi.

Ces plaques rendent hommage aux invités d'honneur des défilés traditionnellement organisés dans cette partie de Manhattan pour rendre hommage aux héros du moment, défilés caractérisés par la pluie de confettis déversée sur la foule.

Les personnalités honorées dans ce « canyon » sont extrêmement hétérogènes: de Nelson Mandela aux « femmes des forces armées », en passant par Althea Gibson, championne de Wimbledon ou le pape Jean-Paul II.

Le dernier défilé organisé dans le « canyon des héros » remonte à juillet 2015, qui célébrait l'équipe américaine féminine de football devenue championne du monde.

Depuis les violences de Charlottesville le weekend dernier, lors d'un rassemblement de suprémacistes blancs qui ont attaqué des contre-manifestants, entraînant la mort d'une femme de 32 ans, la polémique sur l'enlèvement des monuments en hommage aux responsables sudistes, particulièrement nombreux dans le sud des États-Unis, ne cesse d'enfler.

Plusieurs villes, dont Baltimore, en ont enlevé plusieurs cette semaine. New York, comme la plupart des villes du nord du pays, n'en compte que très peu et l'examen demandé par le maire risque d'avoir raison des derniers.

Deux bustes des généraux Robert Lee et Stonewall Jackson situés sur le campus de l'université publique du Bronx doivent être déboulonnés dans les prochains jours, et deux plaques honorant le général Lee dans une église de Brooklyn ont été dévissées mercredi.




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