La commission de Trump sur la fraude électorale suscite des rejets

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Plusieurs États fédérés américains ont donné une fin de non-recevoir vendredi à une nouvelle commission nationale chargée par le président Donald Trump de mettre à jour d'éventuelles fraudes électorales, notamment lors du scrutin présidentiel de novembre 2016.

Donald Trump a clamé après son élection que de trois à cinq millions de personnes avaient illégalement pris part au vote, un chiffre soutenu par aucune étude officielle. Le 11 mai dernier, il a créé par décret une «commission consultative sur l'intégrité électorale», dont la mission est de formuler des recommandations sur l'inscription des électeurs sur les listes et les procédures de vote.

Dans ce but, le vice-président de la commission, Kris Kobach, a écrit mercredi à chacun des 50 États américains pour leur demander de transmettre la liste de leurs électeurs, ainsi que leurs adresses, dates de naissance, affiliations partisanes, casiers judiciaires, les quatre derniers chiffres du numéro de sécurité sociale, et l'historique de leur participation électorale. Les listes d'électeurs sont des documents considérés comme publics et que les partis ou des entreprises acquièrent régulièrement.

Aux États-Unis, les élections sont organisées par les États fédérés, l'État fédéral n'ayant qu'un rôle limité d'assistance.

Les responsables d'au moins 13 États fédérés, démocrates et républicains, ont rejeté entièrement ou partiellement la requête de la commission, se justifiant par la protection de la vie privée, ou par le refus de potentiellement collaborer à une tentative fédérale de radier des électeurs - notamment la Californie, New York ou l'Indiana.

«Le Kentucky n'aidera pas une commission qui, au mieux, gaspille l'argent public et, au pire, vise à légitimer les tentatives de radiation d'électeurs dans le pays», a argué la secrétaire d'État du Kentucky, la démocrate Alison Lundergan Grimes.

Une bataille a lieu depuis plusieurs années au niveau des États sur la fraude électorale. Affirmant que ces fraudes sont répandues, les républicains ont voté des lois durcissant les conditions de vote, par exemple en requérant la présentation d'une pièce d'identité avec photo pour voter.

Les démocrates considèrent que ce type de mesures vise à réduire la participation des minorités, en particulier des Noirs, longtemps discriminés aux urnes dans le Sud. Certains n'ont pas de voiture ni de permis de conduire, qui est la pièce d'identité la plus répandue aux États-Unis; les permis sont en outre généralement payants et doivent être renouvelés après plusieurs années.

En campagne, Donald Trump avait averti que l'élection risquait de lui être volée. Après sa victoire, il a affirmé que des millions de personnes sans droit de vote avaient voté. Le républicain a perdu le suffrage populaire contre Hillary Clinton, mais il a gagné au scrutin indirect, le seul qui compte selon la Constitution.




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