Conseil des droits de l'Homme: les É.-U. critiquent la présence de certains pays

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«Être membre du Conseil est un privilège et aucun pays violant les droits de l'Homme ne devrait pouvoir avoir une chaise à la table» de cette assemblée, a déclaré mardi l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

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Agnès PEDRERO
Agence France-Presse
GENÈVE

La représentante des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a critiqué mardi à Genève la présence au Conseil des droits de l'homme de l'ONU de certains pays qui violent ces droits et a réclamé notamment le retrait du Venezuela.

«Être membre du Conseil est un privilège et aucun pays violant les droits de l'Homme ne devrait pouvoir avoir une chaise à la table» de cette assemblée, a déclaré l'ambassadrice américaine, Nikki Haley.

Cet appel intervient alors que les États-Unis ont menacé ces derniers mois de quitter le Conseil des droits de l'Homme, qu'ils jugent notamment trop critique à l'égard d'Israël.

Présente à Genève pour l'ouverture de la 35e session du Conseil, Mme Haley n'a pas dévoilé quelles étaient les intentions finales des États-Unis. «Comme vous le savez, les États-Unis examinent attentivement ce Conseil et notre participation à celui-ci. Nous voyons que certains domaines peuvent être renforcés», a-t-elle déclaré.

Lors d'une intervention en fin d'après-midi à l'Institut d'études supérieures de Genève, l'ambassadrice est revenue sur cette question. «L'Amérique ne cherche pas à quitter le Conseil. Nous cherchons à rétablir la légitimité du Conseil», a-t-elle affirmé.

En début d'année, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson avait envoyé une lettre à des groupes de défense des de la personne dans laquelle il jugeait que le Conseil devait «passer par des réformes considérables pour que (les États-Unis puissent) continuer à y participer».

Point 7

Washington dénonce depuis des années le fait qu'Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7, intitulé: «La situation des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés») à l'ordre du jour de chaque session du Conseil (trois fois par an). Israël et son principal allié, les États-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet «agenda biaisé» du Conseil, boycottant les débats.

Mardi, Mme Haley a encore estimé «essentiel» que le Conseil mette fin à cette «partialité chronique» s'il «veut être crédible».

Elle a également critiqué la composition du Conseil mais n'a toutefois cité que le Venezuela, appelant Caracas à se retirer.

L'ambassadeur vénézuélien auprès de l'ONU à Genève, Jorge Valero, lui a répondu que les États-Unis «n'avaient aucune autorité morale pour s'affirmer comme le juge universel sur les droits humains». «Le gouvernement américain devrait non seulement renoncer à son siège au Conseil, mais s'excuser pour les atrocités commises à travers son histoire.»

Les membres du Conseil, élus par l'Assemblée générale de l'ONU, comprennent également la Chine et Cuba, qui ont été critiqués par les États-Unis pour leur bilan en matière de droits de l'homme.

Sur ce point, Mme Haley a réclamé une réforme du mode de scrutin. «Le vote à bulletin secret doit être remplacé par un vote public», a-t-elle dit. «Nous devons changer l'élection (des membres qui doit) être basée sur leur bilan, non sur leurs promesses» en matière de droits de l'Homme.

Les États-Unis ont été élus pour un mandat de trois ans qui prendra fin en 2019.

Mme Haley a insisté pour que durant cette session le Conseil adopte des résolutions, «les plus fortes possibles», sur la situation des droits de l'Homme dans plusieurs pays, notamment en Syrie, en République démocratique du Congo, en Érythrée et au Bélarus.




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