Trump: «Nous combattrons l'antisémitisme, je m'y engage»

«Aujourd'hui, nous nous souvenons des six millions de... (REUTERS)

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«Aujourd'hui, nous nous souvenons des six millions de juifs - hommes, femmes et enfants - dont les rêves ont été arrachés de cette terre. Nous nous souvenons des millions d'autres victimes innocentes des nazis», a déclaré M. Trump lors d'une cérémonie du souvenir organisée au Congrès par le Musée de l'Holocauste de Washington.

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Agence France-Presse
Washington

Le président des États-Unis Donald Trump s'est engagé mardi à «combattre l'antisémitisme» sous toutes ses formes, visiblement désireux de tourner la page après une série de polémiques sur ce thème qui ont marqué son début de mandat.

«Aujourd'hui, nous nous souvenons des six millions de juifs - hommes, femmes et enfants - dont les rêves ont été arrachés de cette terre. Nous nous souvenons des millions d'autres victimes innocentes des nazis», a déclaré M. Trump lors d'une cérémonie du souvenir organisée au Congrès par le musée de l'Holocauste de Washington.«Nier l'existence de l'Holocauste est l'une des nombreuses formes de l'antisémitisme dangereux qui est toujours présent à travers le monde», a-t-il ajouté lors d'une cérémonie chargée d'émotions, en présence de survivants des camps de concentration.

«Nous combattrons l'antisémitisme, je m'y engage», a-t-il ajouté, évoquant, entre autres, l'antisémitisme sur les campus universitaires ou dans les lieux publics.

«En tant que président des États-Unis, je serai toujours au côté du peuple juif et de notre grand ami et partenaire, l'État d'Israël», a-t-il poursuivi.

«Aujourd'hui, nous sommes en deuil, nous nous souvenons, nous prions et nous faisons une promesse : plus jamais», a-t-il conclu lors de cette cérémonie qui s'est achevée par le Kaddish, prière juive pour les morts.

Quelques jours après sa prise de fonction le 20 janvier, une polémique avait éclaté lorsque M. Trump avait, à l'occasion de la journée mondiale à la mémoire des victimes de l'Holocauste, diffusé un communiqué dans lequel il n'évoquait à aucun moment les juifs.

La président républicain avait aussi été sous le feu des critiques pour sa réaction jugée trop lente à une série d'incidents à caractère antisémite à travers les États-Unis.

Ses paroles ont plu à Marcel Hodak, 80 ans, un Français qui a passé la guerre réfugié dans les Alpes, près d'Albertville, et est parti aux États-Unis en 1946 avec ses deux frères, à l'âge de neuf ans. Deux de ses oncles et une tante n'ont pas survécu à l'Holocauste.

«Cela m'a touché au coeur. C'est pas souvent qu'on pense à nous», dit-il à l'AFP à l'issue de la cérémonie, qui s'est tenue sous l'immense rotonde du Capitole.

«J'étais étonné qu'il ait parlé comme cela, il n'y avait pas un mot de politique, il a parlé comme il faut», ajoute le vieil homme, qui vit aujourd'hui en banlieue de Washington et est guide au musée de l'Holocauste.

Pour Fred Zeidman, 70 ans, ancien président du conseil d'administration du musée, Donald Trump a dissipé tout malentendu avec son discours. «Des membres de notre communauté avaient des interrogations, et je pense qu'il y a répondu aujourd'hui».




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