Meurtre en plein jour dans une école primaire de Californie

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Les élèves ont été emmenés par la police sur le campus d'une université voisine, «par précaution».

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Véronique DUPONT, Shahzad ABDUL
Agence France-Presse
SAN BERNARDINO

Un homme a tué une femme, probablement une enseignante, en pleine heure de classe lundi dans une école primaire de San Bernardino, près de Los Angeles, avant de se donner la mort. Un élève est également mort à la suite de la fusillade.

La fusillade aux allures de crime passionnel s'est produite dans une ville encore endeuillée par ce qui était, fin 2015, le pire attentat aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001.

Selon la police locale, il s'agit d'un meurtre suivi d'un suicide, après qu'un «homme a succombé à une blessure par balle qu'il s'est infligé» vers 10h30 locales à l'école primaire North Park, a précisé le lieutenant Mike Madden lors d'une conférence de presse.

La victime adulte serait une enseignante, ont précisé les autorités.

Au cours de la fusillade, «deux écoliers ont été tragiquement blessés et sont dans un état grave», a précisé Mike Madden. Les deux enfants ont été transportés à l'hôpital. L'un d'eux est depuis décédé.  L'autre élève, un garçon de neuf ans, est hospitalisé dans un état stable.

Les autres élèves ont été emmenés sur le campus d'une université voisine, «par précaution», a encore précisé la police, assurant que les parents arrivaient pour les récupérer, une opération qui devrait prendre environ trois heures.

Les enfants ont été rassemblés dans un gymnase, où on leur a offert des bâtons fluorescents et projeté «La Reine des neige» pour les distraire, selon une photo et les commentaires publiés sur Twitter par le lieutenant de police Vicki Cervantès.

Il s'agit d'un «incident tragique», a insisté le lieutenant Madden, promettant une «enquête minutieuse» et le retour des enfants auprès de leurs parents «aussi rapidement que possible».

Des parents d'élèves attendent impatiamment d'avoir des nouvelles... (AP) - image 2.0

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Des parents d'élèves attendent impatiamment d'avoir des nouvelles de leurs enfants.

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Attentat

L'événement a réveillé les souvenirs de l'attentat d'inspiration islamiste dont San Bernardino a été le théâtre le 2 décembre 2015.

À l'époque, un couple lourdement armé composé d'un Américain et son épouse pakistanaise avait ouvert le feu à l'occasion d'un repas de fin d'année organisé pour des personnels de santé, dans un centre de soins pour handicapés, au coeur de cette ville californienne située une heure à l'est de Los Angeles.

Tashfeen Malik, Pakistanaise de 29 ans, et son époux Syed Farook, un Américain de 28 ans, munis de fusils d'assaut et d'engins explosifs, avaient arrosé de balles un déjeuner de Noël rassemblant des collègues de Farook, avant d'être abattus par la police.

La fusillade avait fait 14 morts et 21 blessés, ce qui en fait alors l'attentat le plus meurtrier sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001.

Le groupe djihadiste État islamique n'avait pas directement revendiqué l'action du jeune couple radicalisé mais avait salué les auteurs de ce massacre, les qualifiant de «soldats» de son califat autoproclamé.

Depuis, la fusillade dans un club gai d'Orlando en Floride en juin 2016 est devenue le pire attentat - celui-ci revendiqué par l'EI - aux États-Unis depuis les attaques sur New York et le Pentagone, avec 49 morts et 50 blessés.

La ville de l'ouest américain ne s'est jamais vraiment relevée de cet acte qui avait choqué l'Amérique. L'année suivante, en 2016, le taux de meurtres y a grimpé de 41%, atteignant son record depuis 1995.




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