Frappes américaines en Syrie: soutien général du Congrès

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Les réactions se multipliaient sur la même ligne parmi les parlementaires, satisfaits de voir les États-Unis répondre rapidement à l'attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoun, qui a fait au moins 86 morts et des centaines de blessés mardi.

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Agence France-Presse

De nombreux élus républicains et démocrates du Congrès américain ont apporté leur soutien jeudi soir à la décision de Donald Trump de frapper une base aérienne du régime syrien, mais beaucoup appelaient le président américain à clarifier sa stratégie.

«Cette action est appropriée et juste», a déclaré le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan. «Ces frappes tactiques démontrent au régime Assad qu'il ne peut plus compter sur l'inaction américaine quand il commet des atrocités contre le peuple syrien».

Le chef de file des démocrates du Sénat, Chuck Schumer, a déclaré que «faire payer un prix à Assad lorsqu'il commet de telles atrocités est une bonne chose».

«L'administration Trump doit adopter une stratégie et consulter le Congrès avant de l'appliquer», a-t-il ajouté.

Les réactions se multipliaient sur la même ligne parmi les parlementaires, satisfaits de voir les États-Unis répondre rapidement à l'attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoun, qui a fait au moins 86 morts et des centaines de blessés mardi.

Le sénateur John McCain, partisan depuis des années d'une intervention américaine musclée, a salué ce qu'il a appelé une «première étape crédible» mais appelé à adopter une nouvelle stratégie pour mettre fin au conflit syrien.

«La première mesure d'une telle stratégie doit être de mettre l'armée de l'air d'Assad (...) complètement hors de combat», a demandé l'ancien candidat à la présidentielle.

Son collègue Marco Rubio a aussi appelé à une stratégie qui empêcherait «la Russie de soutenir librement son régime».

Nombre de parlementaires posaient toutefois la question de l'autorisation de recours à la force, comme lorsque Barack Obama avait déclenché des frappes en Irak et en Syrie contre le groupe Etat islamique, en 2014. L'administration Obama les justifiait sur la base d'une résolution adoptée après le 11-Septembre.

«Inquiet» de voir les États-Unis s'engager contre le régime syrien sans réelle stratégie, le sénateur démocrate Chris Coons a estimé que «les actions décidées par le président soulevaient plus de questions qu'elles ne fournissent de réponses».

Et une coalition d'élus démocrates antiguerre et de républicains isolationnistes a commencé à émerger, comme lors des débats de septembre 2013, quand Barack Obama envisageait de frapper Bachar al-Assad.

«Bien que nous condamnions les atrocités en Syrie, les États-Unis n'ont pas été attaqués», a déclaré le sénateur Rand Paul. «Le président doit obtenir une autorisation du Congrès pour toute action militaire, comme la Constitution le stipule».

«Le Congrès a autorisé le président a recourir à la force contre les terroristes. Nous n'avons jamais autorisé l'usage de la force pour faire appliquer les traités contre les armes chimiques», a défié le parlementaire démocrate Ted Lieu.

Le Congrès part vendredi en congés pour deux semaines.




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