Débat sur les droits de l'homme à l'ONU: Moscou s'oppose à Washington

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley espère organiser un... (Photo ebeto Matthews, AP)

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L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley espère organiser un débat le 18 avril sur les droits de l'homme.

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Agence France-Presse
New York

La Russie a freiné lundi les ambitions américaines d'organiser un débat de premier rang sur les droits de l'homme au Conseil de sécurité de l'ONU en avril.

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, voudrait organiser ce débat le 18 avril mais il est pour l'instant absent du programme de travail formellement approuvé pour ce mois-ci par le Conseil de sécurité. Les États-Unis en tiennent la présidence tournante jusqu'à la fin du mois.

L'ambassadeur intérimaire de la Russie auprès des Nations unies, Petr Iliichev, a argumenté que le Conseil des droits de l'homme des Nations unies était un cadre mieux approprié pour traiter de cette question que le Conseil de sécurité.

Il a souligné «qu'une simple déclaration générale disant que la paix et la sécurité internationales sont menacées par les atteintes aux droits de l'homme n'est pas vraie».

Des diplomates ont précisé que la Chine, la Bolivie et l'Égypte avaient également exprimé des réserves sur la tenue de ce débat, qui marquerait la pièce maîtresse de la présidence américaine du Conseil de sécurité, avec une réunion sur les opérations de maintien de la paix prévue jeudi.

L'ambassadeur de Chine, Liu Jieyi, a indiqué aux journalistes qu'il pensait qu'une «issue» à ce désaccord pourrait toutefois être trouvée.

Nikki Haley devrait insister pour que le débat du 18 avril soit organisé, ce qui forcerait la Russie et la Chine à demander un vote de procédure pour tenter de le bloquer.

Cette tentative devrait toutefois échouer puisque seuls neuf votes sont nécessaires pour placer le débat à l'agenda du Conseil, qui compte 15 membres.

L'ambassadrice américaine avait la semaine dernière prévenu qu'il serait significatif de constater quels pays s'opposeraient ouvertement à ce débat.

«Le fait est qu'on ne peut pas obtenir la paix et la sécurité en les isolant des droits de l'homme», avait déclaré Nikki Haley devant le centre d'analyse Council on Foreign Relations, à New York. «Les violations des droits de l'homme ne sont pas les conséquences d'un conflit. Ce sont les causes des conflits, le combustible qui alimente le conflit».




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