Washington songe a séparer les enfants clandestins de leurs parents

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John Kelly est en charge du contrôle de l'immigration et de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique.

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Agence France-Presse
Washington

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure John Kelly envisage de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins, dans le but de décourager un maximum de personnes d'entrer aux États-Unis illégalement.

«Je ferais presque n'importe quoi pour dissuader les gens d'Amérique centrale de se lancer dans ces réseaux très dangereux qui les amènent à travers le Mexique et jusqu'aux États-Unis», a affirmé M. Kelly dans une entrevue sur CNN.

Selon lui le Mexique est lui aussi déterminé à détruire ces réseaux de passeurs très dangereux dans lesquels une immense majorité de femmes subissent des violences sexuelles, selon le ministre.

«Nous avons beaucoup d'expérience pour nous occuper des mineurs non accompagnés», en les mettant dans des foyers spécialisés ou en les rapprochant de familles d'accueil, a encore souligné John Kelly.

«Donc oui, j'envisage, dans le but de dissuader davantage de mouvements par le biais de ces terribles réseaux» de séparer les enfants de leurs parents qui seraient entrés illégalement aux États-Unis. «On traiterait bien ces enfants pendant qu'on s'occupe de leurs parents», a encore affirmé le ministre de la Sécurité intérieure.

Cet ancien général est en charge du contrôle de l'immigration et de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique. Il est à la tête du troisième plus grand département des États-Unis (après ceux de la Défense et des Anciens combattants), pour lequel travaillent 240 000 fonctionnaires et qui chapeaute 22 agences fédérales ayant pour mission de «protéger le pays des nombreuses menaces auxquelles il est confronté».

À ce titre, M. Kelly est un des féroces partisans des décrets anti-immigration édictés par Donald Trump. Il avait notamment vivement regretté que le premier décret pris fin janvier soit bloqué en justice, estimant que les juges américains vivaient «dans une bulle» qui les empêchait de voir la véritable menace pour le pays.

Lundi, le président américain a signé un nouveau décret pour remplacer le premier, qui a été révoqué. Ce nouveau texte interdit pendant 90 jours l'entrée aux États-Unis de ressortissants de six pays musulmans.




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