Sur la torture, Trump s'en remet aux chefs du Pentagone et de la CIA

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La simulation de noyade a été pratiquée par la CIA dans ses prisons secrètes contre les suspects de terrorisme pendant la présidence de George W. Bush.

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump est convaincu que la simulation de noyade est efficace pour interroger des prisonniers, mais s'en remet aux chefs du Pentagone et de la CIA sur l'opportunité de la rétablir, a-t-il indiqué mercredi.

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La simulation de noyade, méthode largement considérée comme de la torture, a été pratiquée par la CIA dans ses prisons secrètes contre les suspects de terrorisme pendant la présidence de George W. Bush (2001-2009).

Elle a été interdite par le président Barack Obama, mais Donald Trump s'est déclaré pendant la campagne favorable à son rétablissement.

«Je m'en remets (au chef de la CIA Mike) Pompeo et (au ministre de la Défense James) Mattis et à mon équipe», a expliqué le président américain à la chaîne de télévision ABC.

«S'ils n'en veulent pas, ça me va. S'ils la veulent, alors je travaillerai à cela. Je veux faire tout ce qui est possible, en restant dans les frontières de la légalité», a-t-il ajouté.

«Quand l'État islamique fait des choses que personne n'a faites depuis le moyen-âge, est-ce que je peux m'opposer à la simulation de noyade? Il faut combattre le feu par le feu», estime le nouveau président américain.

Le secrétaire à la Défense, le général James Mattis, n'est pas favorable aux pratiques d'«interrogatoires renforcés» comme la simulation de noyade, croyant davantage en la mise en confiance des prisonniers pour obtenir des informations.

Mike Pompeo, le directeur de la CIA, s'est jusqu'à maintenant gardé de prendre position pour le rétablissement de la simulation de noyade, même s'il a défendu bec et ongles la CIA sur ces pratiques quand il était sénateur et membre de la commission du renseignement.

L'interdiction de la torture a été inscrite dans le marbre du droit américain par une loi votée en 2015 par le Congrès.

Les États-Unis ne peuvent avoir recours qu'aux techniques d'interrogatoire stipulées dans le manuel de l'armée, ce qui exclut légalement cette technique controversée. Un décret seul ne peut changer cette loi.

La presse américaine a publié mercredi un projet de décret qui demanderait à l'administration d'examiner la possibilité de rétablir les prisons secrètes de la CIA, ou de modifier le manuel d'interrogatoire utilisé par la CIA et l'armée américaine.

Le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a toutefois démenti qu'il s'agisse d'un document de la Maison-Blanche.




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