George H. W. Bush en soins intensifs, son épouse hospitalisée

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

George H. W. Bush et son épouse Barbara étaient tous deux hospitalisés mercredi à Houston, au Texas, l'ancien président américain de 92 ans à la santé déclinante ayant été admis en soins intensifs après une pneumonie.

Le républicain qui succéda à Ronald Reagan pour un seul mandat, de 1989 à 1993, a été hospitalisé samedi pour une insuffisance respiratoire. Mercredi, il a été transféré en soins intensifs.

«Il a été admis dans l'unité de soins intensifs (...) pour un problème respiratoire aigu lié à une pneumonie», a indiqué son fidèle porte-parole Jim McGrath dans un communiqué.

«Les médecins ont effectué une procédure pour protéger et libérer ses voies respiratoires, ce qui a requis une sédation. Le président Bush est dans un état stable et se repose confortablement dans l'unité de soins intensifs, où il va rester pour observation», poursuit-il.

Barbara Bush, 91 ans, a elle aussi été admise à l'hôpital. Il s'agit d'une précaution «à la suite d'une fatigue et de toux», selon Jim McGrath.

Le président Bush connaît bien cet hôpital de Houston où il a dû effectuer plusieurs visites ces dernières années, au fur et à mesure que sa santé se dégradait. Il s'est fracturé une vertèbre en juillet 2015; en décembre 2014, il avait souffert de problèmes respiratoires; en novembre 2012, une bronchite l'avait obligé à passer deux mois à l'hôpital.

Le vieil homme se déplace désormais en fauteuil roulant, sans jamais se départir de son sourire dans ses très rares apparitions publiques.

«Ils ont non seulement dédié leur vie au pays, mais ils ont été une source constante de soutien et de bons conseils pour Michelle et moi», a déclaré Barack Obama à l'ouverture de sa dernière conférence de presse à la Maison-Blanche. «Il n'y a pas de plus beau couple, nous prions pour eux et leur envoyons notre amitié».

«Merci pour la lettre»

Le futur président des États-Unis, Donald Trump, a lui aussi souhaité sur Twitter «un prompt rétablissement à George et Barbara Bush».

«Merci pour votre merveilleuse lettre!», a-t-il ajouté en référence au courrier plein d'humour que lui avait envoyé George Herbert Walker Bush le 10 janvier.

Sachant déjà qu'il serait le seul ancien président encore en vie à ne pas assister à la cérémonie d'investiture de Donald Trump vendredi à Washington, sur conseils de son médecin, il s'en était excusé par avance.

«Mon médecin dit que si je reste assis dehors en janvier, je finirai probablement six pieds sous terre. Pareil pour Barbara. Donc nous sommes coincés au Texas», avait écrit George Bush, avant de souhaiter tous ses voeux de réussite au 45e président. «Si je peux vous aider, faites-le moi savoir».

Jimmy Carter (1977-1981), Bill Clinton (1993-2001), George W. Bush (2001-2009) et Barack Obama seront présents à la prestation de serment.

Patriarche républicain

Le patriarche de la dynastie Bush incarne la figure patricienne américaine par excellence. Né au Massachusetts, mais installé au Texas, lui-même fils de sénateur, il a été élu du Congrès avant de devenir ambassadeur aux Nations unies sous la présidence de Richard Nixon et président du parti républicain.

Il a ensuite été directeur de la CIA, puis candidat malheureux à la présidentielle de 1980, avant d'être repêché en tant que vice-président par Ronald Reagan. À la fin de ses deux mandats, il lui succède à la tête des États-Unis.

Sa présidence est marquée par le succès de la guerre du Golfe contre l'Irak de Saddam Hussein. Mais des problèmes économiques et une hausse des impôts plombent son bilan. Il est battu par le jeune candidat démocrate Bill Clinton, alors âgé de 46 ans.

À l'époque, il laisse dans le Bureau ovale à l'attention de son successeur une note manuscrite dont Hillary Clinton évoquait encore l'an dernier la dignité.

«Votre succès est le succès de votre pays», y écrivait le 41e président des États-Unis le 20 janvier 1993. «Je vous soutiens totalement».

La campagne électorale de caniveaux de 2016 et le langage de Donald Trump n'étaient pas de son goût. Comme son fils, il a boycotté la convention d'investiture du parti républicain en juillet.

Et il n'a pas corrigé quand la fille aînée de Robert Kennedy, Kathleen Kennedy Townsend, avait rapporté en septembre que l'ancien président lui avait confié qu'il voterait pour Hillary Clinton en novembre.




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