Dan Coats nommé à la tête du renseignement américain

Dan Coats, sénateur républicain sortant de l'Indiana, a... (Photo Lucas Jackson, archives REUTERS)

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Dan Coats, sénateur républicain sortant de l'Indiana, a répondu aux questions des journalistes à la suite de sa rencontre avec Donald Trump, le 30 novembre à New York.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président désigné des États-Unis Donald Trump a confirmé samedi son intention de nommer l'ancien sénateur Dan Coats, 73 ans, au poste stratégique de directeur du renseignement national, alors que l'homme est visé par des sanctions russes.

« Je suis certain que le sénateur Dan Coats est le bon choix », a déclaré dans un communiqué Donald Trump. Il « guidera la vigilance permanente de mon administration envers ceux qui cherchent à nous nuire ».

Cette nomination est très sensible pour Donald Trump, en pleine polémique avec les services de renseignement américains sur les cyberattaques attribuées à la Russie durant l'élection américaine.

M. Trump a fait publiquement part de son scepticisme sur cette ingérence, alors que le renseignement a publié vendredi un rapport accusant nommément Vladimir Poutine d'avoir lancé des opérations de désinformation et de piratage pour faire élire Donald Trump et dénigrer Hillary Clinton.

Le républicain est revenu à la charge tôt samedi sur Twitter pour dénoncer « la grave négligence » du parti démocrate qui a permis selon lui à des pirates de dérober des milliers de messages de hauts responsables du parti.

« Les renseignements indiquent très fortement qu'il n'y a absolument aucune preuve que le piratage a affecté les résultats de l'élection. Les urnes électroniques pas touchées ! » a aussi écrit le milliardaire.

En fait, le rapport ne s'aventure pas sur le terrain de l'impact des piratages de responsables démocrates sur le résultat du scrutin. Mais il confirme effectivement l'assertion des responsables américains selon laquelle les systèmes électoraux eux-mêmes n'ont pas été manipulés: « les types de systèmes ciblés ou piratés par les acteurs russes n'étaient pas liés au comptage des voix », conclut le rapport.

Le choix de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l'Indiana, comme maître-espion devrait rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence du président élu envers la Russie.

Dan Coats est l'un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison-Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l'invasion de la Crimée.

À l'époque, le sénateur s'était dit « honoré » d'être ainsi pris pour cible par le Kremlin.

Le directeur du renseignement, dont le poste a été créé après les attentats du 11-Septembre, coordonne l'activité des 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA.

Sans avoir à proprement parler d'autorité sur ces agences, il s'assure que l'information circule entre elles et qu'elles ne dupliquent pas leurs efforts.

Il est aussi le visage public de la communauté du renseignement (100 000 personnes), face à l'opinion publique et au Congrès. Sans compter que son bureau est chargé de composer chaque jour le briefing confidentiel au président américain.

James Clapper, le détenteur du poste depuis 2010, vieux briscard du renseignement, a mis en garde en termes voilés le président élu contre toute polémique publique avec ses services de renseignement, après que le milliardaire a brocardé les analystes américains pour s'être trompés sur l'existence d'armes de destruction massive dans l'Irak de Saddam Hussein.

Dan Coats a aussi été ambassadeur en Allemagne de 2001 à 2005, sous l'administration de George W. Bush. Il était membre de la commission du Renseignement au Sénat pendant son dernier mandat.




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