Le général Petraeus se dit prêt à devenir le chef de la diplomatie américaine

David Petraeus a commandé les théâtres d'opérations en... (PHOTO Eduardo Munoz, archives AFP)

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David Petraeus a commandé les théâtres d'opérations en Irak et en Afghanistan, avant de diriger la CIA en 2011 et 2012 et de démissionner en raison d'une aventure extraconjugale.

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Agence France-Presse
Washington

David Petraeus, l'ancien directeur de la CIA contraint à la démission, estime avoir payé pour ses fautes et être prêt pour devenir le chef de la diplomatie de Donald Trump.

«Il y a 5 ans, j'ai fait une sérieuse erreur, je l'ai reconnue, j'ai présenté mes excuses pour cela, je l'ai payée très cher, et j'ai beaucoup appris», a déclaré le général américain David Petraeus sur la chaîne américaine ABC.

Prestigieux chef militaire, crédité notamment pour son rôle dans le redressement de la situation en Irak à partir de 2007, David Petraeus avait été nommé par Barack Obama directeur de la CIA.

Mais il avait dû quitter son poste après la découverte par le FBI qu'il avait transmis des documents secrets à sa maîtresse et biographe Paula Broadwell.

Il avait été condamné en avril 2015 de deux ans de mise à l'épreuve et 100 000 dollars d'amende, notamment pour avoir menti au FBI et à la CIA pendant l'enquête.

«J'ai fait une fausse déclaration» au FBI, mais à ce moment-là «je ne pensais pas qu'elle était fausse», s'est défendu M. Petraeus dimanche.

Mike Pence, le futur vice-président américain de M. Trump, a confirmé de son côté que le général Petraeus était bien l'un des candidats pressentis pour le poste, mentionnant également les noms de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, de l'ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney, du sénateur Bob Corker, et de l'ancien ambassadeur à l'ONU John Bolton.

«C'est un héros américain», qui a commis des «fautes» et a «payé» pour elles, a déclaré M. Pence. Donald Trump «prendra tout cela en compte» en prenant sa décision, a-t-il dit.

Même si les talents et l'intelligence de l'ancien général sont reconnus à travers l'échiquier politique américain, les fautes qu'il a dû reconnaître ont terni son image, sur deux points - la violation du secret défense, et le mensonge - qui sont très sensibles aux États-Unis.

Edward Snowden, réfugié en Russie pour avoir révélé l'ampleur du programme de surveillance de l'agence de renseignement américaine NSA, ne s'y est pas trompé.

Le général Petraeus a donné à sa maitresse des informations «qui étaient bien plus secrètes» que ce que lui-même a révélé, a-t-il déclaré dans une interview à Yahoo News.

Et pourtant il n'a «pas passé un seul jour en prison», a observé.




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