Transition à la Maison-Blanche : rumeurs et consultations

Le sénateur de l'Alabama Jeff Sessions, héraut de... (PHOTO AFP)

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Le sénateur de l'Alabama Jeff Sessions, héraut de la droite anti-immigration, a été aperçu mercredi dans le hall d'entrée de la tour Trump.

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Catherine TRIOMPHE, Ivan Couronne
Agence France-Presse
New York et Washington

Donald Trump était toujours cloîtré dans sa tour à New York mercredi où huit jours après son élection il poursuivait ses consultations pour former son futur gouvernement, des tractations loin des regards qui faisaient naître de nombreuses rumeurs.

«Sélection de mon cabinet et d'autres postes très organisée. Je suis le seul à connaître les finalistes!», a écrit sur Twitter Donald Trump mardi soir, cherchant à dissiper l'impression d'improvisation entourant son équipe de transition, après une nouvelle journée de rendez-vous à la Trump Tower de New York.

Puis le milliardaire républicain s'est senti obligé de répondre par trois tweets au New York Times, qui a rapporté dans son édition de mercredi que des dirigeants étrangers avaient des difficultés à joindre le prochain président des Etats-Unis, et que les coups de fils étaient improvisés, Donald Trump ne consultant aucune note diplomatique pour se préparer.

«L'article du défaillant New York Times sur la transition est entièrement faux. Elle se passe vraiment sans problème. Aussi, j'ai parlé à de nombreux dirigeants étrangers», a-t-il écrit peu après 07h00 du matin, en citant la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, l'Arabie saoudite, le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Donald Trump a également accepté de rencontrer le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, même si aucune date n'a encore été fixée pour cette entrevue, selon un porte-parole des Nations unies mercredi matin. 

À l'abri des regards

Toutes les rencontres de M. Trump et les tractations pour former son nouveau gouvernement se déroulent en tout cas à l'abri des regards, dans les étages de la Trump Tower où les journalistes en sont réduits à faire le pied de grue dans le hall d'accueil en scrutant les moindres allées et venues vers les ascenseurs.

Mardi soir, Donald Trump a d'ailleurs réussi à éviter la presse pour aller dîner dans un restaurant où il a serré des mains et a été filmé promettant à des clients de baisser leurs impôts.

Les rumeurs abondent sur les postes-clés de la future administration. L'ancien rival des primaires, le sénateur conservateur Ted Cruz, a rendu visite à Donald Trump mardi, peut-être pour le poste de ministre de la Justice, selon Bloomberg.

Le monde attend également la nomination du chef de la diplomatie. L'ancien maire de New York Rudy Giuliani, le néoconservateur John Bolton, ou le sénateur Bob Corker, qui préside la commission des Affaires étrangères, sont les noms les plus souvent avancés.

Tom Cotton... (AP) - image 6.0

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Tom Cotton

AP

Revanche 

Et où atterriront les fidèles de la première heure, notamment Jeff Sessions, héraut de la droite anti-immigration. L'administration intègrera-t-elle le jeune sénateur Tom Cotton, cité pour diriger le Pentagone?

Les tractations sont «à couteaux tirés», selon CNN, voire l'occasion de revanches. Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, aurait marginalisé de l'équipe de transition plusieurs membres, notamment le gouverneur du New Jersey Chris Christie qui, lorsqu'il était procureur, poursuivit son père en 2004 pour évasion fiscale. Ce qu'un porte-parole a démenti.

Mike Rogers, ancien haut conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale qui a quitté mardi l'équipe de transition, a confirmé la «confusion» au sein de l'entourage du milliardaire.

Donald Trump a déjà nommé ses deux plus proches collaborateurs, le futur secrétaire général de la Maison-Blanche, le très lisse Reince Priebus, et un haut conseiller en charge de la stratégie, Steve Bannon, le patron du site d'extrême droite Breitbart, si controversé que les démocrates ont déjà demandé sa démission.

Rien n'oblige le nouveau président, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, à dévoiler tout de suite ses 15 ministres.

En 2008, Barack Obama n'avait annoncé son choix pour diriger le département d'État que le 1er décembre. Il s'agissait d'Hillary Clinton.

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