Trump nuirait aux ambitions d'un candidat républicain du Texas

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Will Hurd achève son premier mandat en tant que représentant de la 23e circonscription du Texas.

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Associated Press

Lèvres roses aux proportions démesurées, tignasse d'un jaune criard, les piñatas caricaturant Donald Trump peuvent facilement être reconnues dans la ville texane de San Antonio, située à la frontière avec le Mexique. Un représentant républicain au Congrès, Will Hurd, tente tant bien que mal de s'y faire réélire.

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Parmi les piñatas disponibles au Texas, celle de Donald Trump ne passe pas inaperçue.

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Donald Trump a fait un bref aller-retour à Mexico la semaine dernière, jetant une ombre de plus sur la seule circonscription du Texas où il est difficile pour des républicains d'être élus. S'il a semblé reculer sur son intention de faire payer le Mexique pour la construction d'un mur frontalier, M. Trump a assuré tout le contraire, quelques heures plus tard, à son auditoire en Arizona.

Will Hurd achève son premier mandat en tant que représentant de la 23e circonscription du Texas. Le territoire qu'il dessert est habité à 70 pour cent par des hispanophones et s'étend sur près de 1320 kilomètres sur les 3195 kilomètres qui forment la frontière américaine avec le Mexique.

Jusqu'en 2008, la 23e circonscription du Texas était représentée par des démocrates. Quand Donald Trump a qualifié les immigrants illégaux mexicains de violeurs et de criminels, il y a environ un an, les habitants de cette région se sont indignés, de San Antonio à El Paso.

La plus grande partie du territoire de la circonscription est formé de terres cédées aux États-Unis par le Mexique en 1848 à la fin de la guerre entre les deux pays, a fait valoir Sylvia Arriola, une résidante de San Antonio âgée de 59 ans. «Nous avons toujours été ici. Ceci faisait partie du Mexique. Nous ne sommes venus de nulle part», a-t-elle dit.

M. Hurd n'a pas manifesté son soutien à Donald Trump, mais n'a pas confirmé non plus qu'il voterait contre le candidat républicain à la présidentielle. «Quand les citoyens vont voter pour le scrutin ici, ils vont se prononcer pour cette course électorale seulement», a soutenu le représentant.

Le prédécesseur de M. Hurd dans la 23e circonscription, le républicain Pete Gallego, estime pour sa part que Donald Trump est son pire ennemi dans la course. Carlos Curbelo, représentant à Miami, cherche également à prendre ses distances, ayant déclaré qu'il n'accorderait pas son vote à M. Trump.

Le représentant républicain d'une circonscription de la vallée centrale de Californie, David Valadao, refuse également de voter pour M. Trump en novembre, puisque ce dernier «dénigre les personnes sur la base de leur ethnie, de leur religion ou de leur handicap».

Dans une publicité, un autre représentant républicain de la Californie, Mike Coffman, promet de tenir tête au candidat présidentiel.

Quoi qu'il en soit, Will Hurd ne se décourage pas et continue de faire du porte-à-porte, indiquant aux électeurs que son nom sera le deuxième sur leur bulletin de vote.

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