Obama à Orlando jeudi, la thèse du loup solitaire reste privilégiée

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Cette fusillade, la pire de l'histoire du pays, a déclenché une vague d'émotions et d'hommages à travers le monde.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

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Thomas URBAIN
Agence France-Presse
Orlando

Le président Barack Obama se rendra à Orlando jeudi pour un hommage aux victimes de l'attaque perpétrée par Omar Mateen, dont l'enquête montre, pour l'instant, qu'il semble avoir agi seul sans ordre de l'EI mais inspiré par les djihadistes.

La Maison-Blanche a annoncé lundi soir ce déplacement, destiné à «rendre hommage aux familles des victimes et montrer sa solidarité avec la communauté».

Plus tôt dans la journée, Barack Obama avait fait le point sur l'enquête.

«Il semble que le tireur ait été inspiré par diverses sources d'informations extrémistes sur internet», a-t-il affirmé au sujet d'Omar Seddique Mateen,  auteur de l'attaque contre une boîte de nuit homosexuelle en vogue d'Orlando qui a fait 49 morts.

Il a néanmoins souligné qu'il n'y avait «pas de preuves claires» indiquant que cet Américain de 29 ans d'origine afghane «était dirigé depuis l'extérieur» ni «de preuves directes indiquant qu'il faisait partie d'un complot plus vaste».

«Il a annoncé son allégeance à l'EI à la dernière minute mais il n'existe pas de preuve à ce stade qu'il ait été dirigé par eux», a insisté le président.

Le groupe État islamique a confirmé lundi sur sa radio la revendication du massacre d'Orlando.

Le tueur, employé dans une société de sécurité, a attaqué le Pulse dimanche vers 02H00 (06H00 GMT) avec un fusil d'assaut et une arme de poing.

Après avoir abattu plusieurs personnes, il s'est retranché dans les toilettes avec des otages et a appelé les services d'urgence pour revendiquer son «allégeance» au groupe État islamique. 

«Éventuels liens terroristes»

Le déroulement n'est pas sans rappeler celui de l'attentat du Bataclan, à Paris, le 13 novembre 2015, avec une prise d'otages conclue par un assaut.

Interrogé sur d'éventuelles victimes atteintes par les balles des forces de l'ordre, le chef de la police d'Orlando, John Mina, a répondu que l'enquête le déterminerait: «Huit ou neuf de nos agents du SWAT (les unités d'élite, ndlr) ont ouvert le feu. Ils étaient contre un mur et on leur tirait dessus», a-t-il ajouté.

Omar Mateen avait été suivi par le FBI, qui l'avait interrogé à plusieurs reprises, en 2013 et 2014, pour «d'éventuels liens avec des terroristes». Mais ces enquêtes avaient été classées sans suite.

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Omar Mateen

Selon le ministère de l'Intérieur saoudien, le tueur a effectué à deux reprises la Omra, ou petit pèlerinage, à La Mecque en 2011 et 2012.

Sa famille, elle, lui reconnaît bien des travers mais jure que son acte n'était en rien lié à la religion, y voyant plutôt des motifs homophobes.

Evoquant un passé marqué par les violences conjugales, son ex-compagne ne l'avait elle jamais entendu soutenir le terrorisme.

Laissé libre par le FBI, sans antécédents judiciaires, Omar Mateen disposait de deux permis de port d'armes et a pu acheter en toute légalité, quelques jours avant l'attaque, une arme de poing et une arme longue.

«Si le FBI vous surveille pour liens terroristes présumés, vous ne devriez pas être en mesure d'acheter une arme à feu, un point c'est tout», s'est insurgée la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton, alors que la tuerie a relancé le sujet récurrent de la réglementation sur les armes aux États-Unis. 

«Suspendre l'immigration» 

Cette fusillade, la pire de l'histoire du pays, a déclenché une vague d'émotions et d'hommages à travers le monde.

En Floride, les autorités ont rendu publics les noms des 49 personnes tuées après que les proches ont été prévenus. Le maire Buddy Dyer a indiqué lundi soir que tous les corps avaient été identifiés.

Parmi les victimes, âgées de 18 à 50 ans, de nombreux noms à consonance hispanique.

La plus jeune des victimes, Akyra Murray, âgée de 18 ans, était à Orlando pour fêter son diplôme de fin d'études secondaires, obtenu la semaine précédente.

Lundi, en début de soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le Phillips Center, principale salle de spectacle d'Orlando.

Tout ce que compte la ville de représentants, élus locaux ou nationaux, étaient présents.

Mais c'est le gérant du Pulse, Neema Bahrami, qui a été le héros de la soirée.

«Nous ne nous en irons pas, nous sommes ici pour rester!», a-t-il lancé à la foule, qui l'a ovationné.

«Nous serons plus grand et mieux que vous n'auriez pu l'imaginer. On ne nous vaincra pas!», a-t-il scandé d'une voix énergique, entouré de l'équipe du club.

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a lui semblé déterminé à exploiter cet attentat pour se forger une image d'homme à poigne.

«Quand je serai élu, je suspendrai l'immigration en provenance de régions du monde ayant un passé avéré de terrorisme contre les États-Unis, l'Europe ou nos alliés», a-t-il proposé lundi.

Hillary Clinton a elle affirmé que si elle était élue elle mettrait davantage de moyens et créerait «une équipe pour détecter et prévenir les attaques de loups solitaires».

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