Cour suprême: le juge Thomas rompt 10 ans de silence

La dernière fois que le juge Clarence Thomas avait... (PHOTO MICHAEL DWYER, ARCHIVES AP)

Agrandir

La dernière fois que le juge Clarence Thomas avait posé une question remontait au 22 février 2006.

PHOTO MICHAEL DWYER, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Miracle, il parle! Pour la première fois en une décennie, le juge Clarence Thomas, l'un des piliers de la Cour suprême des États-Unis, a rompu son silence légendaire lors d'une audience consacrée lundi aux armes individuelles.

« Pouvez-vous me citer un domaine où une infraction mineure suspend un droit constitutionnel? », a subitement demandé M. Thomas à l'avocat du gouvernement fédéral qui défendait une restriction d'accès aux armes pour certains condamnés pour violences domestiques.

Les têtes de l'assemblée se sont alors penchées, incrédules, tant le juge Thomas, très conservateur comme son collègue et ami récemment décédé Antonin Scalia, est connu pour être le seul des magistrats de la haute cour à ne jamais ouvrir la bouche lors des débats.

Selon des journalistes couvrant l'audience, Clarence Thomas a ensuite posé plusieurs autres questions, comme s'il avait subitement retrouvé sa langue. La dernière fois qu'il avait ainsi posé une question remontait au 22 février 2006.

La Cour suprême des États-Unis fonctionne actuellement à huit juges au lieu de neuf, le remplacement du juge Scalia faisant l'objet d'un bras de fer entre la Maison-Blanche et le Sénat à majorité républicaine.

Clarence Thomas, seul Noir de la Cour suprême, est également réputé pour ses positions très conservatrices. Comme l'était M. Scalia, il est partisan de l'école de jurisprudence américaine originaliste, qui soutient que la Constitution doit être interprétée conformément à son sens originel.

Nommé par le président George Bush père en 1991, M. Thomas est également un grand défenseur du deuxième amendement de la Constitution américaine, selon lequel les Américains ont le droit de détenir et porter une arme.

Au fil des années, Clarence Thomas a avancé différentes raisons pour expliquer son silence, en affirmant notamment que « l'essentiel du travail » était fait par écrit dans les argumentaires présentés par les avocats.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer