Zika: 14 cas possibles de transmission par voie sexuelle

Les autorités sanitaires américaines ont indiqué mardi enquêter sur quatorze... (AFP, Marvin Recinos)

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AFP, Marvin Recinos

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les autorités sanitaires américaines ont indiqué mardi enquêter sur quatorze cas d'infection par le virus Zika aux États-Unis chez des femmes, dont certaines sont enceintes, qui pourrait avoir été transmis par voie sexuelle.

Pour deux de ces cas, il s'agit de femmes dont l'infection a été confirmée et qui n'avaient pas voyagé dans des pays où sévit l'épidémie de Zika, surtout en Amérique du Sud et dans les Caraïbes.

Le seul facteur de risque connu reste une transmission par voie sexuelle avec leurs partenaires masculins qui, eux, s'étaient rendus dans ces zones, ont expliqué les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans un communiqué. Ces hommes sont actuellement testés pour déterminer s'ils ont été infectés par le virus Zika.

Pour quatre autres femmes, les résultats préliminaires des tests doivent encore être confirmés et pour huit autres, les examens sont en cours.

Dans tous ces cas, les voyageurs étaient des hommes qui ont fait part du plus fort des symptômes de l'infection deux semaines avant leurs partenaires féminines.

Les CDC avaient déjà signalé il y a quelques semaines un cas de possible transmission par voie sexuelle du virus Zika au Texas chez une femme après que son partenaire ait voyagé au Venezuela.

Pour l'heure il n'existe pas d'exemple connu de femme ayant transmis ce virus par des rapports sexuels.

Même si l'infection par voie sexuelle pourrait être potentiellement plus fréquente, le principal mode de transmission du virus reste la piqure de moustique infecté, rappellent les CDC.

Compte tenu du risque d'infection par voie sexuelle, les CDC avaient recommandé le 5 février aux personnes de retour de pays où sévit le virus Zika d'utiliser des préservatifs ou de s'abstenir d'avoir des relations sexuelles.

Ces nouvelles recommandations visent particulièrement les femmes enceintes et leurs partenaires, ainsi que celles en âge de procréer.

Le virus Zika est soupçonné de provoquer des malformations congénitales chez le foetus quand les femmes enceintes sont infectées. Il s'agit surtout de la microcéphalie, dont les cas ont explosé au Brésil avec l'épidémie de Zika.

Le virus Zika peut apparemment subsister longtemps dans l'appareil génital masculin après la disparition des symptômes. On a ainsi découvert ce pathogène dans le sperme d'un homme 62 jours après son infection dans les îles Cook en 2014, ont récemment indiqué des chercheurs britanniques.

Outre le danger pour les femmes attendant un enfant, ce virus provoque le plus souvent des symptômes bénins et qui passent parfois inaperçus.

Il n'existe pas encore de vaccin ni d'antiviral spécifique contre cet agent viral de la même famille que les virus de la dengue, du chikungunya, et du Nil occidental.

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