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Hillary Clinton enlève le Nevada

Alors que le dépouillement se poursuivait dans le... (Photo David Becker, Reuters)

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Alors que le dépouillement se poursuivait dans le Nevada, Hillary Clinton a été déclarée victorieuse par les médias américains.

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Michael Mathes
Agence France-Presse
Columbia

Hillary Clinton a remporté samedi la consultation démocrate du Nevada contre Bernie Sanders, mais le faible écart entre les deux candidats annonce une course prolongée, le sénateur du Vermont ayant démontré sa popularité grandissante dans le pays.

Les républicains attendaient quant à eux les résultats de la primaire de Caroline du Sud, où les bureaux de vote fermeront à 19 h (0 h GMT).

Alors que le dépouillement se poursuivait dans le Nevada, Hillary Clinton a été déclarée victorieuse par les médias américains. Elle obtenait 52,2 % des délégués attribués par ces consultations, contre 47,7 % pour Bernie Sanders, dans 75 % des bureaux de vote.

«À tous ceux qui ont participé dans chaque coin du Nevada avec détermination et coeur: c'est votre victoire. Merci», s'est immédiatement félicitée l'ex-secrétaire d'État sur Twitter.

Mais nul doute que Bernie Sanders, parti avec plus de 30 points de retard dans les sondages l'été dernier, revendiquera une relative victoire. Les communautés hispanique et noire devaient être un bastion pour Hillary Clinton, et les employés des casinos ont largement voté pour elle dans les bureaux ouverts sur le fameux « Strip » de Las Vegas.

Mais les sondages réalisés à l'entrée des bureaux de vote montrent que 53 % des électeurs hispaniques ont choisi Bernie Sanders, contre 45% Hillary Clinton.

La vague Sanders se confirme aussi chez les jeunes, après l'Iowa et le New Hampshire au début du mois: 72 % des moins de 45 ans se sont ralliés au sénateur de 74 ans, tandis que les deux tiers des plus de 45 ans sont restés fidèles à Hillary Clinton, 68 ans.

«Aujourd'hui, nous avons lancé un message qui va stupéfier l'establishment politique et financier de ce pays: notre campagne peut gagner n'importe où», a déclaré Bernie Sanders dans un message à ses partisans.

Mais les trois quarts des électeurs noirs ont voté Hillary Clinton, un avantage alors que les primaires démocrates se déplacent la semaine prochaine en Caroline-du-Sud, puis dans le Sud le 1er mars, où les Noirs représentent à eux seuls la moitié des votants.

De nombreuses personnalités noires, comme l'élu démocrate James Clyburn, se sont ralliées à elle. Hillary Clinton concentre désormais ses discours sur les discriminations économiques, sociales et racistes dont souffrent les communautés noire et hispanique.

La candidate espère que sa première place dans le Nevada créera une dynamique positive pour la suite des primaires.

Car c'est bien une question de dynamique et non d'arithmétique. L'ex-secrétaire d'État menait avant samedi la course des délégués requis pour l'investiture (481 contre 55, selon le New York Times, sur 2382 nécessaires pour gagner), grâce aux « superdélégués », ces responsables du parti qui ne sont tenus par aucune primaire et auront le droit de vote à la convention de Philadelphie en juillet.

L'hégémonie Trump

Les électeurs républicains de Caroline-du-Sud votaient, eux, toute la journée lors d'une primaire classique.

De 17 candidats républicains au départ, ils n'étaient plus que six samedis. De nombreux républicains opposés à Donald Trump espèrent que les électeurs de Caroline du Sud procéderont à un nouvel écrémage pour faire émerger un homme capable d'unifier le camp anti-Trump.

Le milliardaire continuait à la veille de la primaire à dominer les sondages, à l'issue d'une semaine haute en couleurs où les invectives ont fusé, l'homme d'affaires s'en prenant même au pape et à Apple.

Une victoire nette consoliderait son statut de favori de l'investiture.

« Nous sommes prêts à prendre un risque avec Trump », expliquait Lynn Derrick, dirigeant régional d'Oracle Corporation. « Il a réussi tout ce qu'il a touché ».

La guerre a fait rage toute la semaine entre Donald Trump et le sénateur du Texas Ted Cruz, un ultra-conservateur chéri de la droite chrétienne. Vainqueur de l'Iowa, ce dernier compte sur une mobilisation des évangéliques, qui représentaient deux tiers des votants en Caroline du Sud il y a quatre ans.

Ted Cruz s'est aussi fâché avec son collègue du Sénat Marco Rubio, qui fait jeu égal avec lui dans certains sondages. Le sénateur de Floride a accusé Ted Cruz de « désinformation » pour des tracts le comparant à Barack Obama, notamment sur l'immigration.

Derrière eux, l'ex-gouverneur de Floride Jeb Bush, le gouverneur de l'Ohio John Kasich et le médecin à la retraite Ben Carson espèrent une surprise ou du moins un résultat honorable pour justifier leur maintien dans la course.

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