La Chambre renforce des sanctions contre la Corée du Nord

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Les élus veulent remettre en place les sanctions qui avaient été allégées en 2008, quand la Corée du Nord avait été retirée de la liste des États considérés par Washington comme «soutenant le terrorisme».

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Agence France-Presse
Washington

La Chambre des représentants des États-Unis s'est prononcée mardi pour un durcissement des sanctions américaines contre la Corée du Nord après son quatrième essai nucléaire, sur le modèle des sanctions contre l'Iran.

Le texte n'est pas définitif car le Sénat ne l'a pas encore examiné. La Chambre a adopté la proposition de loi par 418 voix contre 2. Selon le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, les sénateurs se pencheront prochainement sur une législation similaire, à une date non précisée.

Le nouvel arsenal législatif s'ajouterait aux sanctions existantes mises en place par les États-Unis et l'ONU. Il vise à étendre le filet des sanctions américaines contre les entités étrangères qui aideraient la Corée du Nord à acquérir des armes de destruction massive, des matériels militaires ou des produits de luxe, importés par les classes dirigeantes.

Le commerce entre entreprises américaines et Corée du Nord est déjà très restreint, même s'il n'y a pas d'embargo formel.

Des sanctions existantes dans la loi américaine, comme le gel d'avoirs financiers ou l'interdiction d'entrée aux États-Unis, seraient rendues obligatoires contre les personnes et entreprises qui blanchiraient de l'argent, fabriqueraient des produits de contrefaçon ou trafiqueraient des stupéfiants pour financer le régime nord-coréen. Jusqu'à présent, ces sanctions étaient à la discrétion du président américain.

Les élus veulent aussi remettre en place les sanctions qui avaient été allégées en 2008, quand la Corée du Nord avait été retirée de la liste des États considérés par Washington comme «soutenant le terrorisme» (y restent l'Iran, le Soudan et la Syrie).

Les mesures «utilisent des pressions financières et économiques pour isoler Kim Jong-Un et ses hauts responsables des actifs qu'ils détiennent dans des banques étrangères, et des réserves monétaires qui les aident à garder le pouvoir», a expliqué le républicain Ed Royce, président de la commission des Affaires étrangères.

«Le cadre mis en place par cette loi fera que quiconque blanchit de l'argent, fabriquant des contrefaçons, trafiquant des produits ou des stupéfiants sera visé par des sanctions conséquentes», a-t-il dit.

La majorité républicaine, qui a tenté l'an dernier de faire capoter l'accord nucléaire avec l'Iran, dénonce la passivité de l'administration Obama face à Pyongyang.

«La Corée du Nord est devenue de plus en plus habile pour échapper aux sanctions», a relevé le démocrate Eliot Engel. «Les élites du pays font des affaires via des entreprises coquilles vides et masquent leurs traces financières, ce qui permet aux devises de rentrer en Corée du Nord. Cette loi sanctionnerait ces pratiques et tous ceux qui aident le régime de Kim à se maintenir grâce à ces activités illégales».

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