La mère du tueur de l'Oregon aussi férue d'armes et autiste

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Agence France-Presse
LOS ANGELES

La mère de l'étudiant de 26 ans qui a abattu 9 personnes dans une université d'Oregon la semaine passée partageait la fascination pour les armes de son fils et était comme lui atteinte d'une forme d'autisme, selon le New York Times mardi.

D'après le quotidien, Laurel Margaret Harper, une infirmière, possédait deux chargeurs et des fusils semi-automatiques chargés ainsi qu'un pistolet Glock.

«Personne ne peut débarquer chez moi sans y avoir été invité», avait par exemple écrit Mme Harper sur des forums internet comme Yahoo Answers, qu'elle a assidument fréquentés durant la dernière décennie.

Chris Harper Mercer, le tueur de l'université d'Umpqua, dans la petite ville de Roseburg, était lui-même fasciné par les armes d'après des témoins et s'était procuré un stock de 14 armes, dont six ont été retrouvés sur les lieux de la tragédie.

Selon le New York Times, des voisins du temps où la mère et son fils vivaient en Californie ont aussi rapporté que Mme Harper disait avoir emmené son fils dans des stands de tirs, tels qu'on en voit à Roseburg, petite ville du nord-ouest américain où les armes à feu sont très populaires.

Elle aurait aussi dit sur des forums internet qu'elle était autiste comme son fils.

«J'ai le syndrome d'Asperger (une forme d'autisme ndlr) et je ne me suis pas trop mal débrouillée» dans la vie, aurait-elle écrit.

Elle a aussi décrit son fils comme quelqu'un «qui se tapait la tête contre les murs» enfant et qui avec le temps avait appris à gérer sa maladie. «Maintenant il est à l'université», «il est très intelligent».

Le tueur de Newtown, Adam Lanza, qui a massacré 26 personnes dont 20 enfants en 2012 dans une école primaire, était lui aussi atteint de la maladie d'Asperger. Sa mère était elle aussi amatrice d'armes à feu et en possédait plusieurs, dont celle utilisée par son fils pendant la tuerie.

Par ailleurs, la venue annoncée pour vendredi du président Barack Obama faisait polémique à Roseburg, bourgade à majorité républicaine, très religieuse et pro-armes à feu.

Un groupe Facebook a été créé pour s'opposer à sa venue, «Stay out of Roseburg», auquel 1000 personnes se sont abonnées en une journée, où l'on lisait des commentaires comme, de la part de Jason C. Willett, «M. Obama, nous n'avons honnêtement pas besoin que vous traversiez le pays aux frais du contribuable pour répéter votre bla bla habituel».

Le rédacteur en chef de la gazette locale, The Roseburg Beacon, a quant à lui déclaré dans l'émission du présentateur ultra-conservateur Bill O'Reilly que «le président n'est pas le bienvenu dans cette communauté».

«Il veut venir marcher sur les corps de nos proches pour faire un argumentaire politique», ajoute David Jaques.

Le chef des pompiers de l'unité qui est la première intervenue sur les lieux de la tuerie de Roseburg, Greg Marlar, a toutefois estimé, interrogé par l'AFP, que «c'est une bonne chose» que le président Obama rende visite aux victimes.

Il a précisé que les préparatifs des obsèques des victimes, qui comptent le fils d'un pompier, Treven Anspach, étaient en cours, certains devant se tenir «dès aujourd'hui».

La ville de Roseburg a quant à elle publié un communiqué de presse affirmant que les déclarations selon lesquelles des représentants municipaux s'opposaient à la venue du président américain étaient «fallacieuses».

«Nous voulons dire clairement que le maire (Larry) Rich» et le conseil municipal de Roseburg «lui souhaitent la bienvenue et vont l'accueillir avec la plus grande courtoisie», conclut le communiqué.

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