Le pape a reçu un ami homosexuel pendant sa visite aux États-Unis

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En juillet 2013, le pape avait déclaré à l'issue des Journées mondiales de la jeunesse à Rio: «Qui suis-je pour juger les homosexuels croyants?»

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Agence France-Presse
CITÉ DU VATICAN

Le pape François a reçu un ami homosexuel et son compagnon à Washington la veille d'une rencontre avec une égérie controversée des opposants au mariage gai aux États-Unis, a indiqué vendredi le Vatican.

Une vidéo de cette rencontre, diffusée notamment sur le site du New York Times, montre le pape François accueillant un ami argentin de longue date, Yayo Grassi, et son compagnon, Iwan, qui vivent en couple depuis 19 ans, a précisé CNN en révélant l'information.

Cette entrevue «personnelle» a eu lieu à l'ambassade du Vatican à Washington le 23 septembre, selon le Vatican.

«Yayo Grassi, ancien étudiant argentin du pape François, qui a déjà rencontré plusieurs fois le pape, a demandé à lui présenter sa mère et plusieurs amis pendant la visite du pape à Washington», a précisé le porte-parole du Vatican Federico Lombardi dans un communiqué.

«Le pape, en tant que pasteur, a gardé plusieurs liens personnels avec des gens dans un esprit de bonté, d'accueil et de dialogue», a-t-il ajouté.

Cette information filtre avant l'ouverture dimanche d'un difficile synode sur la famille et après plusieurs jours de polémique sur la rencontre entre le souverain pontife et la greffière Kim Davis, qui refuse dans son comté du Kentucky de signer des actes de mariage pour des couples de même sexe.

Sans démentir l'entrevue avec Mme Davis, le Vatican s'était d'abord refusé à tout commentaire avant de publier vendredi matin un rare communiqué face à la tempête médiatique suscitée aux États-Unis.

Le Vatican a fait savoir dans ce communiqué que la rencontre avec Mme Davis, qui n'est pas catholique, mais membre des Apostolic Christians, ne devait «pas être considérée comme une forme de soutien à sa position».

La «brève» rencontre avec Mme Davis a eu lieu à la nonciature (ambassade) du Vatican à Washington, qui avait invité «des dizaines de personnes» ayant toutes pu saluer le pape.

Mais la seule audience formelle du pape lors de son voyage a été réservée à sa famille et à ses anciens étudiants, parmi lesquels M. Grassi.

M. Grassi a expliqué à CNN que le pape lui avait enseigné la littérature et la psychologie au lycée de l'Inmaculada Concepcion à Sante Fe, en Argentine, en 1964-1965.

Le pape «n'a jamais émis de jugement» sur le fait qu'il était homosexuel, a rapporté M. Grassi. «Il n'a jamais rien dit de négatif».

En juillet 2013, le pape avait déclaré à l'issue des Journées mondiales de la jeunesse à Rio: «Qui suis-je pour juger les homosexuels croyants?»

Selon M. Grassi, la rencontre a été organisée «personnellement» par le pape avant son voyage aux États-Unis du 22 au 27 septembre. «Trois semaines avant son voyage, il m'a appelé au téléphone et m'a dit qu'il aimerait me donner une accolade».

Devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le pape François, opposé au mariage homosexuel, avait dénoncé «la colonisation idéologique» qui impose aux «peuples» des «modèles de vie anormaux et irresponsables» et demandé de reconnaître «une loi morale inscrite dans la nature humaine elle-même, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme».

Dans une allusion à Mme Davis sans la nommer lors du vol retour de son voyage aux États-Unis, le pape avait réaffirmé que l'objection de conscience était «un droit», pour les religieuses américaines refusant d'inclure l'avortement dans la police d'assurance-maladie de leurs employées, comme pour les fonctionnaires s'opposant au mariage homosexuel.

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