Premier débat républicain: un test pour Donald Trump

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Les regards seront fixés sur Donald Trump, à qui la première question sera posée.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Cleveland

Les 17 candidats aux primaires républicaines pour la Maison-Blanche s'affronteront jeudi soir à Cleveland lors de deux débats télévisés, première joute de la campagne 2016 et épreuve inédite pour le milliardaire Donald Trump, peu habitué à partager la scène.

À six mois du début des primaires et à la surprise générale, le magnat de l'immobilier a pris la tête incontestable des sondages chez les électeurs républicains depuis son entrée fracassante dans la course en juin.

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Il débattra à partir de 21h avec neuf autres candidats dans l'arène sportive de Cleveland, ville où se tiendra la convention d'investiture en juillet 2016, dans l'Ohio sur le lac Erié. La chaîne d'information la plus regardée des États-Unis, Fox News, très influente chez les conservateurs américains, organise le débat, en partenariat avec Facebook.

Les sept autres candidats, moins bien placés dans les sondages, ont été relégués à un autre débat, qualifié par l'un d'eux de «happy hour», quatre heures plus tôt.

Jamais, de mémoire de candidat, autant de personnes n'avaient concouru pour des primaires présidentielles. Seuls quelques noms sont bien connus: Jeb Bush, fils et frère des présidents Bush et ancien gouverneur de Floride, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker, l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee...

Les regards seront fixés sur Donald Trump, à qui la première question sera posée. Il aura le même temps de parole que ses rivaux, des «politiciens» qu'il méprise ouvertement. Le milliardaire raconte souvent que dans sa carrière d'homme d'affaires, il les a facilement amadoués avec des chèques pour se voir ouvrir des portes.

Mais au-delà de son slogan, «redonner à l'Amérique sa grandeur», Donald Trump n'a pas présenté de projet politique détaillé, et pourrait être pressé sur le fond par ses rivaux, qui ont presque tous un bilan d'élu à leur actif.

Autre point faible pour ce novice des débats: les positions de gauche qu'il a prises dans le passé sur l'avortement, la santé ou les armes à feu.

«Je suis probablement une cible», a admis Donald Trump mercredi sur ABC. «J'ai évolué comme tout le monde, Ronald Reagan a évolué, il était démocrate avant de devenir républicain».

«Tout est de votre faute»

Donald Trump est aujourd'hui le premier choix d'environ un républicain sur quatre, d'après les sondages. Selon des statistiques diffusées par Facebook jeudi, 26 millions de personnes aux États-Unis ont participé à des conversations sur le milliardaire sur le réseau social, beaucoup plus que pour Hillary Clinton (12 millions) ou le second républicain, Jeb Bush (5 millions).

«Vous lui avez tous donné l'équivalent d'un milliard de dollars de couverture médiatique, tout est de votre faute, Charlie!», a grincé le sénateur Rand Paul jeudi sur la chaîne CBS, en répondant au journaliste Charlie Rose.

L'immigration est son thème de prédilection: Donald Trump a promis de construire un mur entre le Mexique et les États-Unis pour stopper l'afflux de clandestins et cite systématiquement des affaires de meurtre pour justifier l'expulsion de 11 millions de sans-papiers.

«Il dit les choses que tout le monde pense», dit Brad Roller, sexagénaire venu assister à un meeting du sénateur Marco Rubio, mercredi à Cleveland. «Les médias essaient de le descendre, mais ça ne marche pas car il établit un lien direct avec les gens».

Mais Hillary Clinton et les démocrates affirment que les positions de Donald Trump sont in fine similaires à l'orthodoxie républicaine actuelle: pas de naturalisation des sans-papiers, abrogation de la grande réforme du système de santé de Barack Obama, suppression des fonds publics pour la plus grande organisation de planning familial, Planned Parenthood, embourbée dans une polémique sur les dons de foetus pour la recherche médicale.

Neuf débats ont été sanctionnés par le parti républicain jusqu'en février. Le prochain aura lieu le 16 septembre. Le parti démocrate prévoit six débats à partir de cet automne entre Hillary Clinton et ses quatre concurrents déclarés.

Les dix candidats du débat principal de jeudi sont: Donald Trump, Jeb Bush, Scott Walker, Mike Huckabee, le neurochirurgien à la retraite Ben Carson, les sénateurs Ted Cruz (Texas), Marco Rubio (Floride) et Rand Paul (Kentucky), les gouverneurs Chris Christie (New Jersey) et John Kasich (Ohio).

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