Tuerie d'Aurora: James Holmes déclaré coupable

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James Holmes, 27 ans, a plaidé non coupable pour cause d'aliénation mentale dans la fusillade en 2012 ayant tué 12 personnes et blessé 70 autres.

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Associated Press
CENTENNIAL, Colo.

James Holmes a été reconnu jeudi coupable du meurtre de 12 personnes dans un cinéma de la ville d'Aurora, dans le Colorado, où il a ouvert le feu le 20 juillet 2012, choquant l'Amérique.

Il risque la peine de mort et le jury reprendra les délibérations pour fixer sa sentence à partir de mercredi.

Le juge Carlos Samour a lu pendant une heure les 166 chefs d'accusation auxquels faisait face le tueur de 27 ans, en détention depuis son arrestation sur les lieux du massacre.

Il a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et avec «extrême indifférence» pour chacune des douze victimes.

James Holmes était aussi accusé de tentative de meurtre pour les 70 personnes qui ont été blessées, et de détentions d'armes et d'explosifs.

Les douze jurés du tribunal de Centennial, dans l'ouest des États-Unis, ont délibéré pendant moins de deux jours et devaient surtout déterminer si l'accusé était sain d'esprit ou non, au moment où il est entré lourdement armé dans un cinéma bondé pendant une projection du film sur Batman, «The Dark Knight Rises».

James Holmes a écouté jeudi sans réaction apparente la lecture du verdict debout, les mains dans les poches, vêtu sobrement d'un pantalon beige et d'une chemise bleue.

Ses cheveux sont dorénavant bruns et courts alors que lors de ses premières comparutions après la tuerie, il s'était présenté au tribunal avec des cheveux hirsutes orange, ses yeux clairs écarquillés et hagards.

Mardi en clôture des plaidoiries, le procureur George Brauchler avait refait un compte-rendu détaillé de la tuerie, qui avait ravivé une fois de plus l'éternel débat sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis.

Historique de schizophrénie

Il avait déclaré que James Holmes était entré dans le cinéma d'Aurora «avec une chose en tête: le crime de masse».

Selon des témoins, James Holmes avait lancé un fumigène dans la salle avant d'ouvrir le feu, tirant au hasard avec un fusil d'assaut AR-15, un pistolet calibre .40 et un fusil de chasse.

Lors d'audiences préliminaires, les procureurs ont déclaré que James Holmes avait minutieusement planifié le massacre et disposait d'assez de munitions pour tuer tous les spectateurs de cette salle de cinéma bondée, où 400 personnes étaient présentes ce soir-là.

Le bilan de la tuerie aurait pu être encore plus élevé si l'une des armes du tueur ne s'était enrayée, avait rappelé le procureur, notant aussi que les explosifs avec lesquels il avait piégé son appartement n'avaient pas non plus explosé lorsque les policiers sont venus fouiller son domicile.

L'avocat de James Holmes, Dan King, avait quant à lui assuré que son client était atteint de maladie mentale et que sa famille avait un historique de schizophrénie: «Quand M. Holmes est entré dans ce cinéma (...) il avait perdu tout contact avec la réalité».

Ses parents, Robert et Arlene Holmes, avaient quant à eux écrit en décembre une lettre au quotidien Denver Post affirmant que leur fils, étudiant en neuroscience à l'Université du Colorado avant la tuerie, n'était «pas un monstre» mais «un être humain atteint de graves troubles mentaux».

Jansen Young qui se trouvait dans le cinéma le soir du massacre, avec son petit ami Jonathan qui l'a poussée sous son siège et s'est couché sur elle pour la protéger. «Il a perdu sa vie en sauvant la mienne», a rappelé la jeune femme au visage fin et aux cheveux teints en vert jeudi devant des journalistes après la lecture du verdict.

«J'étais très nerveuse en venant, mais je me doutais qu'il serait jugé coupable, car la décision du jury est arrivée très rapidement», a-t-elle ajouté dans une vidéo sur le site du Denver Post.

Elle a dit ressentir «beaucoup de soulagement» après que James Holmes eut été reconnu coupable, même si le massacre a «changé sa vie pour toujours» et qu'elle «apprend encore à vivre avec».

Le gouverneur du Colorado, John Hickenlooper, a pour sa part évoqué «trois années difficiles et émotionnelles pour tout le monde, en particulier les familles» des victimes.

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