Le Sénat maintient les obstacles à la fermeture de Guantanamo

Il reste 116 détenus dans le centre de... (Photo Colin Perkel, archives La Presse canadienne/AP)

Agrandir

Il reste 116 détenus dans le centre de détention militaire, ouvert il y a plus de 14 ans.

Photo Colin Perkel, archives La Presse canadienne/AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le Sénat des États-Unis a adopté jeudi sa version de la loi annuelle sur la défense, un texte qui renforce les restrictions à la fermeture de la prison américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba.

Les sénateurs ont voté par 71 voix contre 25 en faveur du texte, qui devra dans les prochains mois être harmonisé avec la version de la Chambre des représentants. Sénat et Chambre sont dominés par le parti républicain.

Mais en l'état, Barack Obama a déjà menacé d'opposer son veto à ce texte, notamment en raison d'un différend budgétaire tenace. Les républicains ont assoupli les plafonds de dépense du Pentagone, mais le président démocrate exige que le soient aussi ceux des dépenses non militaires du budget.

En outre, la proposition de loi renforce les restrictions imposées par le Congrès sur la prison de Guantanamo, et qui ont empêché de facto Barack Obama de tenir sa promesse de 2009 de fermer la prison.

Il reste 116 détenus dans le centre de détention militaire, ouvert il y a plus de 14 ans.

L'exécutif est déjà interdit de transférer les détenus aux États-Unis pour y être jugés ou emprisonnés; la nouvelle loi permettrait seulement des transfèrements temporaires dans certaines circonstances médicales.

Mais les républicains veulent renforcer les obstacles aux transfèrements de détenus à l'étranger, en alourdissant les certifications que l'exécutif devra fournir pour garantir, par exemple, que les hommes ne retourneront pas au combat. Les transfèrements au Yémen sont nommément interdits, alors que la majorité des détenus restant à Guantanamo sont Yéménites.

Les restrictions ne pourraient être assouplies que si le Congrès approuvait un plan de l'exécutif pour la fermeture du centre.

Les obstacles légaux actuels n'ont pas complètement empêché les libérations. Onze détenus ont été transférés cette année (vers Oman et l'Estonie), et 28 l'an dernier (vers le Kazakhstan, l'Uruguay, la Géorgie, la Slovaquie...).

La loi sur la défense nationale inclut aussi un amendement interdisant formellement la torture durant tout interrogatoire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer