Le système de santé reflète les valeurs du pays, affirme Obama

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Les propos de Barack Obama semblaient implicitement adressés aux neuf juges de la Cour suprême qui doivent se prononcer sur la légalité des aides fiscales associées à la réforme.

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Agence France-Presse
Washington

Le président Barack Obama a défendu mardi sa réforme du système de santé, assurant qu'elle faisait désormais partie du paysage aux États-Unis au moment où la Cour suprême s'apprête à rendre une décision susceptible de mettre à plat ce projet phare de sa présidence.

M. Obama, qui s'adressait à une association médicale catholique à Washington, a également avancé que le système de santé dit «Obamacare» reflétait les valeurs du pays.

Les États-Unis «ne sont pas un endroit où on se contente de tourner le dos aux personnes malades, fatiguées, aux pauvres et aux laissés pour compte», a-t-il déclaré.

Avec 16 millions de personnes qui ont bénéficié de la réforme depuis son adoption en 2010, «ce dont on parle n'est plus simplement une loi», a affirmé M. Obama.

«C'est désormais une composante essentielle de la façon dont nous veillons les uns sur les autres», a-t-il poursuivi.

Ces propos semblaient implicitement adressés aux neuf juges de la Cour suprême qui doivent se prononcer d'ici la fin du mois sur la légalité des aides fiscales associées à la réforme.

La question est de savoir si plus de 7 millions de personnes qui ont souscrit une assurance maladie via le site internet du gouvernement Obama ont droit ou non à un abattement fiscal.

Les experts juridiques estiment qu'une réponse négative de la Cour suprême saperait le nouveau système de santé. Les juges se retrouvent donc avec, entre les mains, l'avenir d'une des lois les plus importantes depuis celle des droits civiques pour les Noirs et que le président Obama entend laisser en héritage.

M. Obama, lui-même spécialiste de droit constitutionnel, a provoqué les juges en assurant qu'ils n'auraient, en premier lieu, «probablement pas dû examiner cette affaire», depuis l'Allemagne où il se trouvait pour le sommet du G7.

Cinq ans après son adoption, la loi continue d'être très contestée par les républicains.

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