Jeb Bush veut se distinguer de sa famille

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Jeb Bush a consacré l'essentiel de son intervention, lors d'un discours à Chicago, à critiquer Barack Obama, en appelant à une relance des dépenses militaires.

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Agence France-Presse
Washington

Jeb Bush n'est pas un George. Le fils et frère des 41e et 43e présidents américains, et candidat républicain quasi-officiel à la Maison-Blanche pour 2016, a cherché à se distinguer de sa célèbre famille lors d'un discours d'équilibriste mercredi.

«J'ai la chance d'avoir un père et un frère qui ont chacun conduit la politique étrangère des États-Unis depuis le Bureau ovale», a d'abord déclaré Jeb Bush à Chicago, dans un discours consacré à la politique étrangère, au centre de réflexion Chicago Council on Global Affairs. «Je sais que par conséquent, mes positions seront souvent comparées aux leurs, parfois en contraste avec elles.»

«J'aime mon père, j'aime mon frère... J'admire ce qu'ils ont fait pour le pays et les décisions difficiles qu'ils ont eu à prendre. Mais moi c'est moi, et mes idées sont formées par mes propres réflexions et expériences», a-t-il ensuite lancé. «Chaque président apprend de ceux qui l'ont précédé, de leurs principes, de leurs ajustements.»

George H. W. Bush fut président de 1989 à 1993, et George W. Bush de 2001 à 2009, une période qui recouvre les attentats du 11-Septembre et le début des guerres d'Irak et d'Afghanistan.

Sur l'Irak, il a reconnu que son aîné avait commis des «erreurs», notamment en utilisant de fausses informations sur les armes de destruction massive, mais il a salué son courage politique lorsqu'il a ordonné l'envoi de plus de 20 000 soldats supplémentaires en 2007.

Il a consacré l'essentiel de son intervention à critiquer Barack Obama, en appelant à une relance des dépenses militaires, prenant Ronald Reagan en modèle.

«Sous cette administration, nous sommes incohérents et indécis», a dit Jeb Bush. «Nous avons perdu la confiance de nos amis. Nous n'inspirons plus la peur chez nos ennemis.»

Il a également apporté son soutien à Benjamin Netanyahu, qui doit prononcer dans deux semaines un discours au Congrès à la grande irritation de la Maison-Blanche et critiqué le rapprochement amorcé avec Cuba.

Jeb Bush, 62 ans, est lancé depuis décembre dans une intense campagne de levée de fonds auprès des grands donateurs du parti républicain.

Il n'exerce plus de mandat officiel depuis huit ans, quand il a quitté son poste de gouverneur de Floride.

Peut-être conscient de son manque d'expérience internationale, il a expliqué que l'une de ses expériences les plus formatrices avait été d'ouvrir une filiale d'une banque américaine, à 24 ans, à Caracas au Venezuela.

Comme gouverneur, il a conduit 15 missions commerciales à l'étranger et aujourd'hui il se «force à aller quatre fois par an en Asie pour en comprendre les dynamiques régionales».

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