Les choix d'Hillary Clinton

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Sur le plan de l'organisation, Hillary Clinton est en avance sur les autres candidats.

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(New York) Brooklyn ou Queens? Entre les deux arrondissements de New York, le coeur d'Hillary Clinton balance. Qu'à cela ne tienne: médias traditionnels et réseaux sociaux ont déjà commencé à analyser les répercussions politiques du choix que l'ancienne secrétaire d'État fera pour loger le quartier général de son éventuelle campagne présidentielle.

Brooklyn, capitale du cool, donnerait un coup de jeune à une candidate qui aura 69 ans en 2016. Mais des électeurs auraient sans doute du mal à croire à «Hipster Hillary», surnom que lui ont déjà donné des abonnés de Twitter. Queens, en revanche, correspondrait bien à une campagne axée sur les familles de la classe moyenne laissées pour compte par la reprise économique. À la fin, cependant, la décision pourrait dépendre de l'espace disponible: Hillary Clinton a besoin de plus de 9000 mètres carrés, soit l'équivalent de trois étages complets du 1 World Trade Center, a précisé le Daily News de New York la semaine dernière.

Lancement de campagne

Brooklyn ou Queens? Ce n'est qu'un des choix auxquels fait face Hillary Clinton ces jours-ci. Elle doit également sélectionner une date pour le lancement d'une campagne qui ne semble plus faire aucun doute. Elle doit décider d'un plan économique qui s'attaquera notamment aux inégalités des revenus. Et elle doit choisir la meilleure approche pour améliorer ses relations difficiles avec les médias.

Mais ces choix ne doivent pas obscurcir un fait: sur le plan de l'organisation, Hillary Clinton est en avance sur les autres candidats pressentis à l'élection présidentielle de 2016, tous partis confondus. Au cours des dernières semaines, elle a notamment désigné les principaux responsables de sa campagne, à commencer par le président (John Podesta), le directeur (Robby Mook), le stratège (Joel Benenson), le conseiller médias (Jim Margolis) et la directrice des communications (Jennifer Palmieri).

Benenson et Margolis ont en commun d'avoir travaillé au sein des deux campagnes présidentielles de Barack Obama, contribuant ainsi à la défaite en 2008 de leur prochaine patronne. Podesta et Palmieri ont pour leur part côtoyé le 44e président à la Maison-Blanche, le premier à titre de conseiller et la deuxième en tant que directrice des communications. Podesta a également servi comme chef de cabinet de la Maison-Blanche sous Bill Clinton.

Âgé de 35 ans, Mook est le plus jeune du groupe et aussi le seul à avoir travaillé pour Hillary Clinton lors de sa campagne de 2008. Il a notamment retenu l'attention en orchestrant les victoires de l'ex-première dame lors des primaires du Nevada, de l'Ohio et de l'Indiana.

Tout en choisissant les principaux responsables de sa prochaine campagne, Hillary Clinton a également sollicité les conseils de plus de 200 experts pour l'aider à définir son plan économique pour 2016. Selon le New York Times, font partie de ces économistes et universitaires Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie en 2001, et Robert Reich, ancien secrétaire du Travail sous Bill Clinton, qui dénoncent les inégalités croissantes aux États-Unis. Le groupe inclut aussi des experts qui sont parfois accusés d'avoir contribué à ces mêmes inégalités, dont Robert Rubin et Lawrence Summers, deux anciens secrétaires au Trésor sous Bill Clinton.

Plan économique

L'élaboration de ce plan économique pourrait peser sur la date du lancement officiel de la campagne d'Hillary Clinton. Celle-ci avait annoncé officiellement sa première course à la Maison-Blanche le 22 janvier 2007. Cette fois-ci, elle pourrait attendre au printemps et même à l'été avant de confirmer ses ambitions présidentielles. La différence entre 2007 et 2015 tient en grande partie au fait qu'aucun Barack Obama ne se profile à l'horizon.

En retardant l'annonce officielle de sa campagne, Hillary Clinton s'expose à certains risques, dont celui de paraître trop sûre de l'issue de la course à l'investiture démocrate. Mais elle n'est pas tout à fait absente des débats politiques de l'heure. Elle s'est notamment fait entendre la semaine dernière après les controverses soulevées par les propos du gouverneur du New Jersey, Chris Christie, et du sénateur du Kentucky, Rand Paul, deux aspirants républicains à la présidence, concernant la vaccination des enfants contre la rougeole.

Dans un premier temps, les deux hommes ont indiqué que les parents devraient avoir le choix de procéder ou non à la vaccination de leurs enfants. Et Hillary Clinton de réagir sur Twitter: «La science est claire: la Terre est ronde, le ciel est bleu et les vaccins fonctionnent. Protégeons tous nos enfants.»

Le message était accompagné du mot dièse #GrandmothersKnowBest (les grands-mères ont raison). Il n'en fallait pas plus pour que des analystes se demandent si Hillary Clinton choisira en 2016 d'exploiter son nouveau statut de grand-maman à des fins politiques.

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