Obama propose une réforme fiscale au bénéfice de la classe moyenne

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Barack Obama propose de supprimer ce qui est «peut-être la plus grande niche fiscale de tout le code des impôts des particuliers».

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président Barack Obama présentera mardi, lors de son discours sur l'état de l'Union, une réforme fiscale qui supprimerait des niches fiscales pour les plus riches et abaisserait les impôts de la plupart des ménages, a annoncé la Maison-Blanche samedi.

Les propositions fiscales du président américain, détaillées par l'exécutif dans un document publié samedi, n'ont en l'état que peu d'avenir au Congrès, désormais dominé par les républicains. Mais elles servent à concrétiser la volonté du parti démocrate d'augmenter la pression fiscale sur les 1% de foyers les plus aisés afin de financer de nouvelles aides pour la classe moyenne.

Barack Obama propose de supprimer ce qui est «peut-être la plus grande niche fiscale de tout le code des impôts des particuliers», portant sur la taxation des revenus du capital. Une niche qui permet actuellement de ne payer aucun ou peu d'impôt sur les plus-values réalisées à partir d'actifs hérités.

La suppression de cette niche frapperait presque exclusivement 1% des contribuables les plus riches, et 80% de l'effort concernerait 0,1% des plus aisés, c'est-à-dire ceux dont les revenus excèdent deux millions de dollars par an.

«Les 400 contribuables les plus riches ont payé en moyenne 17% d'impôt en 2012, moins que les familles de la classe moyenne», explique la Maison-Blanche, qui dénonce un code des impôts «injuste».

La réforme augmenterait aussi à 28% le taux maximal de taxation des revenus du capital et des dividendes, taux pratiqué à l'époque de la présidence de Ronald Reagan.

Parmi les autres propositions détaillées par la Maison-Blanche: une nouvelle taxe frappant les quelque 100 plus grandes banques américaines, ainsi que des déductions fiscales profitant au total à des dizaines de millions d'Américains comme sur les aides pour la garde d'enfants, le financement des études supérieures et l'épargne retraite.

Barack Obama et ses adversaires républicains ont fait valoir que la simplification du code des impôts, devenus au fil des années extrêmement complexes, était un possible terrain d'entente, et le président a repris dans sa proposition plusieurs idées républicaines. Mais les républicains insistent pour que la réforme de la fiscalité des particuliers se fasse à recettes constantes, alors que Barack Obama souhaite en dégager de nouveaux moyens.

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