La barrière de la Maison-Blanche devrait être surélevée

La barrière de la Maison-Blanche doit être immédiatement surélevée pour... (PHOTO LARRY DOWNING, REUTERS)

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Agence France-Presse

La barrière de la Maison-Blanche doit être immédiatement surélevée pour empêcher que des individus ne la franchissent, et le chef des services secrets, la police d'élite chargée de protéger le président des Etats-Unis, ne doit pas être issu de ses rangs, ont suggéré jeudi des experts.

Ces experts, chargés d'évaluer les services secrets éclaboussé par plusieurs ratés et scandales, recommandent de surélever la clôture qui entoure les jardins de la Maison-Blanche de 1,2 à 1,5 mètre, et d'éliminer ses barreaux horizontaux pour empêcher quiconque de l'escalader.

«Comme l'exécutif, le Congrès et les services secrets lui-même l'ont reconnu, on doit s'occuper de la barrière immédiatement», ajoutent ces experts dans un rapport dont seul le résumé a été publié jeudi.

Mais ils rappellent que les concepteurs de la future clôture devront trouver «un équilibre entre les impératifs de sécurité et la tradition de la Maison-Blanche qui est d'être ''la maison du peuple''», vue par des centaines de touristes chaque jour.

Pour autant, «les problèmes sont plus profonds et ne seront pas résolus seulement par une nouvelle barrière», ajoutent-ils.

Estimant que les services secrets est devenu «trop insulaire», les experts recommandent de nommer «un directeur extérieur au service, loin des traditions de l'organisation [du service] et des relations personnelles», qui sera seul «capable de réaliser de bout en bout l'évaluation honnête requise».

Quant à la formation des agents, ils estiment que leur «entraînement a baissé bien en-dessous des niveaux acceptables».

Le secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson avait nommé quatre experts chargés d'évaluer ce service, après qu'un ancien combattant était parvenu à escalader le 19 septembre la barrière de la Maison-Blanche, puis à entrer dans le bâtiment exécutif sans être inquiété, alors qu'il avait sur lui un canif.

Cette intrusion - M. Obama et sa famille n'étaient pas présents à ce moment-là - avait été précédée par d'autres incidents, 17 au total, qui ont «failli à [la] réputation» de cette police, avait admis le 19 novembre le directeur par intérim des services secrets Joseph Clancy.

M. Clancy avait remplacé le 1er octobre Julia Pierson, qui avait démissionné après cette intrusion, sur fond de controverses sur l'infaillibilité de la sécurité de Barack Obama.

Mme Pierson avait été nommée pour réformer le service, secoué auparavant par d'autres scandales. En 2012, des agents en mission recevaient des prostituées en Colombie et en mars d'autres agents étaient retrouvés ivres aux Pays-Bas.

Le sénateur démocrate Tom Carper, président de la commission sur la Sécurité intérieure au Sénat, a estimé dans un communiqué que les recommandations du panel «offrent des avancées importantes, correctrices et de bon sens que le Département de la Sécurité nationale et les services secrets devraient examiner avec attention».

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