Dix ans de prison pour l'ex-maire de La Nouvelle-Orléans

Ray Nagin, ex-maire de La Nouvelle-Orléans... (PHOTO JONATHAN BACHMAN, REUTERS)

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Ray Nagin, ex-maire de La Nouvelle-Orléans

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'ex-maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, qui s'était rendu célèbre dans la gestion de l'ouragan Katrina fin 2005, a été condamné mercredi à 10 ans de prison dans une affaire de corruption et pots-de-vin, selon le ministère de la Justice.

L'ancien premier magistrat démocrate, qui avait régné sur cette ville de Louisiane (sud) de 2002 à 2010, a été condamné dans le cadre d'une enquête fédérale ouverte rapidement après le passage, fin août 2005, de l'ouragan, qui avait fait plus de 1800 morts, des milliards de dollars de dégâts et laissé la ville inondée à 80 %.

La juge fédérale Helen Ginger Berrigan, qui l'avait reconnu coupable en février, a annoncé la peine de 10 ans de prison et 84 000 $ de restitution au gouvernement, mercredi matin au tribunal de La Nouvelle-Orléans.

Les procureurs fédéraux, qui avaient requis entre 15 et 20 ans de prison, avaient démontré le versement de pots-de-vin à l'administration de M. Nagin par des entreprises, en échange d'un traitement favorable pour décrocher des contrats dans la reconstruction de la ville.

«Nos élus sont censés placer les intérêts des citoyens avant les leurs», a commenté le procureur fédéral Kenneth Allen Polite, dans un communiqué annonçant la peine. «Chaque fois qu'ils violent cette confiance et enfreignent la loi, le parquet fédéral les poursuivra avec zèle et les traduira en justice».

L'homme politique, dont la popularité avait décru après Katrina, aurait reçu ces pots-de-vin plusieurs mois avant l'ouragan et aurait continué cette pratique les années suivantes, réunissant ainsi quelque 500 000 $ de fonds illicites. Ces pots-de-vin étaient perçus en argent liquide, en voyages et auraient été blanchis dans l'entreprise familiale de granit de M. Nagin.

«Compte tenu de la nature et l'étendue de la conduite du maire Nagin et de sa trahison de la confiance publique pendant plusieurs années, nous espérons que ce résultat apportera une sorte d'apaisement pour la ville et ses habitants», a déclaré l'agent spécial du FBI chargé de l'enquête, Michael Anderson.

Ce verdict «met fin à un chapitre sordide de l'histoire de La Nouvelle-Orléans dans lequel l'homme chargé de sortir la ville de la crise décide au contraire de s'enrichir ainsi que sa famille et ses amis», a ajouté Rafael Goyeneche III, président de la commission de la criminalité de la ville.




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