Les États-Unis veulent mieux réglementer la fracturation hydraulique

Les groupes gaziers et entreprises de forage devront... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Les groupes gaziers et entreprises de forage devront également, selon le projet destiné à actualiser une réglementation vieille de trente ans, prendre plus de précautions pour éviter les fuites de gaz et de produits chimiques depuis les puits forés, ainsi que dans l'utilisation des eaux usées et très toxiques provenant de la fracturation.

Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

Agence France-Presse
Washington

Le gouvernement américain a proposé vendredi une nouvelle réglementation demandant plus de transparence sur les produits chimiques utilisés par les entreprises qui exploitent le gaz des gisements de schiste par la fracturation hydraulique.

Mais ce texte ne demande aux entreprises de déclarer les produits qu'une fois le forage achevé, ce qui a déclenché la colère des défenseurs de l'environnement, inquiets des conséquences de la fracturation hydraulique sur la qualité de l'eau potable.

Sous pression pour renforcer la réglementation sur cette technique d'injection à forte pression d'eau mêlée à des additifs chimiques et du sable, le ministère des Affaires intérieures, chargé de la protection des ressources naturelles, a proposé que les groupes gaziers révèlent quelles substances chimiques ils injectent dans les puits lorsqu'ils travaillent sur des terres publiques ou appartenant à des réserves indiennes.

Les groupes gaziers et entreprises de forage devront également, selon le projet destiné à actualiser une réglementation vieille de trente ans, prendre plus de précautions pour éviter les fuites de gaz et de produits chimiques depuis les puits forés, ainsi que dans l'utilisation des eaux usées et très toxiques provenant de la fracturation.

Cette nouvelle réglementation devrait concerner quelque 306 millions d'hectares de terrains publics ou réserves indiennes, moins d'un quart des terrains sur lesquels ont eu lieu les opérations de forage de roches de schiste l'an dernier, qui sont essentiellement des terrains privés.

Les défenseurs de l'environnement et certaines études scientifiques affirment que la fracturation hydraulique a pollué certaines sources d'eau potable, mais les groupes énergétiques affirment que le lien de cause à effet n'a jamais été prouvé. Ils refusent de donner les formules des «cocktails chimiques» utilisés, arguant qu'il s'agit d'un secret industriel.

Ces nouvelles règles, qui pourraient prendre effet à la fin de l'année après une période de commentaires du public, augmenteraient le coût moyen par puit de 11.833 dollars, a estimé le département de l'Intérieur.

Pour Jessica Ennis, de l'association Earthjustice, les nouvelles règles «sont très insuffisantes comparé à ce qui est nécessaire pour protéger la santé du grand public». La divulgation des substances chimiques utilisées devrait l'être «avant qu'elles soient utilisées».

«Au vu des informations qui nous parviennent constamment sur des cas de pollution de l'air et de l'eau par la fracturation, cela fait longtemps que les lois fédérales auraient dû être mises à jour», a-t-elle ajouté.

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