Les républicains brandissent le spectre du shutdown

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L'actuelle loi de finance court jusqu'à vendredi soir, mais il reste à finaliser un compromis entre la Chambre des représentants à majorité républicaine et le Sénat aux mains des démocrates pour prolonger le financement de l'administration.

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Agence France-Presse
Washington

Le Sénat américain, à majorité démocrate, doit agir avant la date limite du 4 mars pour éviter une fermeture des services de l'administration («shutdown»), a indiqué lundi le chef de la majorité républicaine de la Chambre des représentants, Eric Cantor.

«Ce n'est pas notre intention de fermer le gouvernement. Nous avons montré que nous étions prêts à tout faire éviter cela», a dit M. Cantor lors d'une conférence de presse.

«C'est au Sénat, c'est à Harry Reid (le chef de la majorité démocrate, ndlr) d'agir et d'indiquer qu'il n'a pas envie de fermer l'administration», a ajouté M. Cantor.

L'actuelle loi de finance court jusqu'à vendredi soir, mais il reste à finaliser un compromis entre la Chambre des représentants à majorité républicaine et le Sénat aux mains des démocrates pour prolonger le financement de l'administration.

Les deux chambres devraient s'entendre cette semaine sur un compromis à court-terme, sur la base d'un projet de loi de finance proposé vendredi par les républicains. La loi de finance provisoire de deux semaines -- le temps de négocier pour le plus long terme -- contient quatre milliards de dollars de coupes budgétaires.

Jon Summers, le porte-parole de M. Reid a estimé lundi dans un communiqué que «depuis le début, les démocrates ont appelé les républicains à cesser de menacer de shutdown et de (les) rejoindre dans (leur) objectif de diminuer les dépenses en aidant la croissance économique et la création d'emplois».

«Nous sommes heureux que les républicains écoutent enfin», a-t-il ajouté en se réjouissant que les républicains aient abandonné leurs «demandes extrêmes» de coupes budgétaires.

A ce jour, les démocrates semblent réceptifs à ce plan. Mais M. Cantor a reproché à M. Reid de ne pas avoir encore ouvert les débats sur la question devant le Sénat.

A la Maison-Blanche, le porte-parole Jay Carney a affirmé lundi: «nous sommes heureux qu'il semble y avoir des progrès. Nous pensons que cela va dans la bonne direction».

Pour le plus long terme, c'est-à-dire pour les sept derniers mois de l'exercice budgétaire 2011 qui se termine le 30 septembre, M. Cantor a estimé qu'il revenait également à «Harry Reid de répondre à ses membres et de demander à ses administrés leur opinion. Et la question à poser est: +pourquoi a-t-il peur de tenir un vote sur ces questions?+».

La Chambre avait adopté le 19 février un projet de loi permettant le financement de l'État fédéral jusqu'au 30 septembre, mais avec des coupes drastiques de 61 milliards de dollars.

Une taille si radicale n'était pas du goût des démocrates et avait peu de chance de passer au Sénat car elle affectait notamment des dispositifs du gouvernement pour les aides à l'étranger, une menace sur la sécurité nationale selon les alliés de Barack Obama.

M. Cantor a rejeté les conclusions de l'économiste Mark Zandi de Moody's Analytics publiées lundi selon lesquelles le plan des républicains coûterait 700.000 emplois en 2012.

«Parle-t-il des emplois publics? Si c'est le cas, pourquoi est-ce-que le gouvernement embauche des gens que nous pouvons pas payer?», a-t-il dit.

De leur côté, les démocrates se sont mis à travailler en fin de semaine dernière à un projet dans lequel ils consentiraient à des coupes budgétaires dès cette année, contrairement à leurs objectifs initiaux.

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