Deux «foyers préoccupants»

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L'ouest de la Sierra Leone, y compris la capitale Freetown (ci-dessus), qui «a besoin d'une réponse plus forte» et le nord de la Guinée, limitrophe du Mali, «plus difficile, car les gens sont très isolés et les transports sont difficiles», sont les deux principaux foyers de contamination a déclaré le Dr Nabarro devant la presse.

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
GENÈVE

Deux «foyers préoccupants» de propagation du virus Ebola subsistent dans l'ouest de la Sierra Leone et le nord de la Guinée, a souligné mardi le Dr David Nabarro, coordinateur de l'ONU pour la lutte contre l'épidémie.

Par ailleurs, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé mardi que huit de ses membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée-Bissau, Nigeria, Sénégal et Togo) allaient fournir sur les six prochains mois aux pays touchés 192 personnels militaires médicaux, à raison de huit chacun par période de deux mois.

L'ouest de la Sierra Leone, y compris la capitale Freetown, qui «a besoin d'une réponse plus forte» et le nord de la Guinée, limitrophe du Mali, «plus difficile, car les gens sont très isolés et les transports sont difficiles», sont les deux principaux foyers de contamination a déclaré le Dr Nabarro devant la presse.

De retour d'une tournée en Afrique de l'Ouest, il a demandé plus de centres de traitement pour la Sierra Leone, où le nombre de cas est désormais plus important qu'au Liberia, qui compte toujours le nombre le plus élevé de morts.

Le responsable de l'ONU a aussi demandé plus de personnel, une accélération des tests de laboratoire, et que les centres de traitement existants acceptent plus de patients, notamment en faisant sortir plus vite ceux qui sont guéris.

«Plusieurs centaines de lits seront disponibles dans les semaines à venir», a-t-il poursuivi, avant de se déclarer «confiant» quant à une amélioration.

Le Dr Nabarro a également déploré que des malades choisissent de rester dans leur famille, qu'ils contaminent.

Bien que l'objectif fixé par la Mission des Nations unies pour l'action d'urgence contre l'Ebola (UNMEER) de 70 % de cas isolés et 70 % de funérailles «sécurisées et dignes» au 1er décembre n'ait pas été atteint dans l'ouest de la Sierra Leone, il a salué «la réponse globale et la solidarité internationale» face à l'épidémie.

Il a aussi noté que «des milliers de personnes sont désormais engagées dans la réponse et sont bien coordonnées» et a insisté sur l'engagement des communautés locales. Mais, a-t-il dit, «du personnel est nécessaire, et il est nécessaire en urgence».

Le Dr Nabarro a expliqué la nécessité de bien former les personnels affectés dans les nouveaux centres de traitement, ce qui implique qu'ils ne peuvent accepter que 5 à 10 nouveaux patients par semaine dans une première étape afin de s'habituer aux protocoles de sécurité pour ne pas être contaminés.

Les soignants sont particulièrement exposés au virus, qui se transmet par les fluides corporels : ils représentent près de 10 % des cas recensés, et au moins 346 d'entre eux en sont morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Les autorités sanitaires sierra-léonaises ont annoncé mardi que pour la première fois un médecin contaminé avait guéri dans le pays, au centre de traitement de Hastings, près de Freetown, alors que des dix collègues atteints avant lui ont tous succombé, la famille saluant pour sa part «le meilleur cadeau de Noël possible».

«Nous ne pouvons pas nous dire que le travail est en partie accompli parce que nous redoutons en permanence que l'infection qui perdure quelque part s'étende, elle peut même gagner des zones qui n'avaient pas été affectées, chaque jour nous mesurons l'énormité du travail qui reste à mener», a dit le Dr Nabarro.

L'épidémie en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus Ebola en 1976, partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, a fait 6331 morts sur 17 800 cas recensés, dont plus de 99 % dans les trois pays les plus touchés, selon le dernier bilan de l'OMS diffusé lundi.

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