Beaucoup de volontaires pour tester le vaccin canadien contre l'Ebola

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Le vaccin ne contient pas du virus Ebola, mais un autre virus actif s'y trouve. Le vaccin, nommé VSV-ZEBOV, ne peut donc donner l'Ebola à celui qui le reçoit.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Helen Branswell
La Presse Canadienne

Bien que le risque de contracter le virus d'Ebola aux États-Unis soit pratiquement nul, nombreux sont les gens qui se portent volontaires pour recevoir l'une des 78 doses du vaccin canadien dans les essais cliniques menés à Bethesda, au Maryland.

Les Instituts américains de la santé et l'institut militaire de recherche Walter Reed mènent conjointement les tests du vaccin développé au Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg. L'USAMRIID, un institut de recherche affilié à l'armée américaine, où les premières souches d'Ebola ont été identifiées sur des singes provenant des Philippines, ont collaboré avec le Canada dans la fabrication du vaccin.

C'est donc réellement le fruit de recherches de haut calibre que ce vaccin, développé par divers laboratoires experts dans la recherche sur des virus très menaçants.

Les scientifiques qui étudient l'Ebola et son cousin, le virus Marburg, attendent depuis longtemps d'être vaccinés contre ces virus mortels sur lesquels ils travaillent quotidiennement.

«On ne manque pas de volontaires», confirme le colonel Shon Remich de l'institut Walter Reed et chercheur associé sur l'un des essais.

«Beaucoup de gens veulent faire partie de la solution», dit-il, admettant qu'il souhaiterait lui-même pouvoir tester le vaccin.

Les volontaires ne parviennent pas seulement de la communauté scientifique, et les superviseurs cherchent des adultes en santé pour recevoir la dose expérimentale. Sont exclus les professionnels de la santé et les femmes enceintes. Les Instituts américains de la santé refusent aussi les gens qui travaillent auprès d'enfants de moins de cinq ans, avec les animaux, ou vivant avec des personnes au système immunitaire déficient.

Le vaccin ne contient pas du virus Ebola, mais un autre virus actif s'y trouve. Le vaccin, nommé VSV-ZEBOV, ne peut donc donner l'Ebola à celui qui le reçoit. La possibilité demeure toutefois que le receveur émette le virus contenu dans le vaccin. Les chercheurs font donc preuve de précautions puisqu'il s'agit, après tout, du premier vaccin contre l'Ebola testé sur des humains.

Une protéine fabriquée par le virus Ebola a été introduite dans le vaccin devrait provoquer la production d'anticorps qui résisteront au virus si le vacciné le rencontre. Cette rencontre avec le virus ne fait toutefois pas partie des essais cliniques. Un pathogène beaucoup plus doux - et non mortel - sera introduit.

Les volontaires recevront une dose du vaccin ou d'un placebo. Le but premier est de tester la sécurité du produit. Jusqu'à maintenant, les symptômes éprouvés sont une faible fièvre et des douleurs musculaires, des réactions normales à un vaccin. En fait, c'est signe que le vaccin fonctionne.

L'un des défis rencontrés avec un nouveau vaccin est de déterminer la bonne dose. Quelle quantité est nécessaire pour obtenir l'effet désiré? Quel est le minimum nécessaire pour minimiser les effets secondaires tout en obtenant l'effet protecteur souhaité?

«Nous tentons de trouver le point milieu exact, où des anticorps sont générés et où les effets secondaires sont tolérables», explique John Beigel, chercheur associé aux Instituts américains de la santé.

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