Ebola: 1,4 million de cas d'ici janvier si rien n'est fait

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L'OMS avait indiqué plus tôt mardi que le nombre de nouveaux cas pourrait passer de plusieurs centaines à des milliers par semaine sans «des améliorations drastiques des mesures de lutte contre la maladie».

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Virus Ebola
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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Ebola pourrait toucher jusqu'à 1,4 million de personnes au Liberia et en Sierra Leone d'ici janvier sans une réponse massive et immédiate, selon le dernier scénario le plus sombre des autorités sanitaires américaines mardi.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont indiqué que le virus Ebola pourrait ainsi affecter entre 550 000 et 1,4 million de personnes d'ici le 20 janvier au Liberia et en Sierra Leone, deux des trois pays les plus touchés.

Toutefois, «ces chiffres ne reflètent pas encore la situation actuelle et ne sont pas des projections», a insisté lors d'une conférence de presse le Dr Tom Frieden, le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui ont élaboré ce scénario.

Il a précisé que les données utilisées pour ce modèle informatique remontent à août, avant que les États-Unis ne commencent à accroître fortement leur mobilisation contre l'épidémie. Celle-ci a déjà fait au total 2811 morts sur 5864 cas, selon les dernières estimations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L'OMS avait indiqué plus tôt mardi que le nombre de nouveaux cas pourrait passer de plusieurs centaines à des milliers par semaine sans «des améliorations drastiques des mesures de lutte contre la maladie».

Selon une telle hypothèse, le nombre d'infections pourrait plus que tripler pour atteindre 20 000 en novembre.

Le dernier modèle des CDC suggère que des actions étendues et immédiates telles que celles envisagées par la communauté internationale peuvent faire plafonner l'épidémie avant de commencer à voir une baisse rapide du nombre de cas, a souligné le Dr Frieden.

«Des actions importantes et promptes comme celles annoncées par les États-Unis et d'autres pays peuvent briser l'élan de l'épidémie», a-t-il jugé, mais «tout retard aura un coût élevé car chaque jour compte et fera une différence dans notre capacité à contrôler cette flambée», a prévenu ce responsable sanitaire.

Le président Barack Obama a lancé un appel le 17 septembre à une forte mobilisation contre Ebola, une menace contre laquelle l'ONU veut mobiliser un milliard de dollars.

Il avait assuré que les États-Unis, qui enverront quelque 3000 militaires sur le terrain pour entre autres monter des hôpitaux de campagne, étaient prêts à jouer un rôle moteur face à l'épidémie qui progresse «de façon exponentielle».

Selon une des deux hypothèses retenues dans leur modèle, les CDC estiment que si d'ici la fin décembre, environ 70% des malades étaient hospitalisés ou traités en quarantaine pour nettement réduire le risque de transmission, il serait alors possible de mettre fin à l'épidémie au Liberia et en Sierra Leone vers le 20 janvier.

Ces chercheurs citent également la nécessité d'éviter les rites funéraires traditionnels lors desquels les familles et proches ont beaucoup de contacts physiques avec le défunt.

La Guinée, troisième pays le plus affecté et épicentre de cette flambée, la plus grave depuis l'émergence du virus en 1976, n'a pas été intégrée dans ce nouveau scénario «en raison de l'impossibilité d'élaborer un modèle valide», a précisé le Dr Frieden.




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