L'ONU réclame 1 milliard pour contrer l'Ebola

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Le Dr Bruce Aylward, sous-directeur général de l'OMS en compagnie de la responsable des opérations humanitaires des Nations unies, Valérie Amos, à Genève le 16 septembre.

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Virus Ebola
Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
GENÈVE

Les Nations unies ont demandé mardi près d'un milliard de dollars pour lutter contre Ebola en Afrique de l'Ouest, soit près du double des fonds déjà demandés il y a moins d'un mois.

L'ONU a besoin d'«un milliard» de dollars, a déclaré aux médias le coordonnateur de l'ONU pour l'Ebola, le Dr David Nabarro, à l'issue d'une réunion à huis clos avec les États à Genève.

«C'est un énorme défi financier», a reconnu la responsable des opérations humanitaires des Nations unies, Valérie Amos.

L'ONU estime que 22,3 millions de personnes vivent dans des régions où le virus a été signalé et ont besoin d'aide, selon un document publié mardi.

D'après ce document, l'ONU estime que 20 000 personnes seront infectées par l'Ebola d'ici la fin de l'année : 16 % en Guinée, 40 % au Liberia et 34 % en Sierra Leone.

L'ONU espère que les contaminations diminuent avant la fin de l'année, puis cessent avant la mi-2015.

«Nous devons empêcher le complet effondrement des systèmes de santé» des principaux pays affectés, a dit Mme Amos.

Alors que l'épidémie progresse désormais de façon exponentielle, l'OMS a appelé à une mobilisation «plus rapide» de la communauté internationale, alors même que cette dernière a multiplié ses engagements ses derniers jours.

«Les chiffres peuvent être contenus à des dizaines de milliers, mais cela nécessite une réponse beaucoup plus rapide», a déclaré le Dr Bruce Aylward, sous-directeur général de l'OMS.

Au total, l'épidémie d'Ebola qui frappe l'Afrique occidentale, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, a tué plus de 2461 personnes sur 4985 cas (confirmés, probables, suspects), selon le dernier bilan de l'OMS de mardi. Elle touche surtout le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone.

Washington propose une résolution

Les États-Unis ont soumis mardi à leurs 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution destiné à mobiliser les gouvernements contre la progression inquiétante de l'épidémie d'Ebola.

Ce texte devrait être adopté lors d'une réunion d'urgence jeudi après-midi du Conseil, qui est présidé en septembre par les États-Unis.

Il est très rare que le Conseil adopte une résolution sur une crise majeure de santé publique: il ne l'a fait qu'à deux reprises, avec des textes sur le Sida en 2000 et 2011.

Dans ce texte, dont l'AFP a eu copie, le Conseil «décide que la progression sans précédent de l'épidémie d'Ebola représente une menace pour la paix et la sécurité internationales».

Il «appelle les États membres à fournir une aide d'urgence» aux pays affectés par la maladie, essentiellement la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, en acheminant des hôpitaux de campagne, des médecins et infirmières et des capacités logistiques et de transport aérien.

La résolution invite aussi les pays membres et des organisations comme l'Union africaine et l'Union européenne à «se mobiliser immédiatement» pour former du personnel médical et de laboratoire afin d'accélérer la détection et le traitement des cas suspects.

Le Conseil demande aux États, notamment en Afrique de l'ouest, de «lever les restrictions aux déplacements imposées à la suite de la flambée épidémique» et aux compagnies aériennes et maritimes de «maintenir leurs liaisons» avec les pays affectés.

Plusieurs compagnies aériennes ont décidé de ne plus desservir les pays touchés et certains des voisins de ces pays ont fermé leurs frontières.

Ces restrictions, souligne la résolution, «isolent encore davantage les pays touchés et entravent leurs efforts pour répondre à l'épidémie».

Le système onusien dans son ensemble doit «intensifier sa réponse à l'épidémie», ajoute le texte.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a souligné mardi qu'Ebola serait un des sujets centraux de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU qui se tient la semaine prochaine à New York. Une réunion ministérielle sur Ebola doit ainsi se tenir le 25 septembre en marge de l'Assemblée.

«Ce n'est pas seulement une crise de santé publique, elle a des conséquences humanitaires, sociales et économiques graves» et pourrait même menacer la stabilité politique des pays les plus touchés, a-t-il souligné.

«Nous continuons d'avoir besoin de plus de personnel, de plus de matériels et de plus de fonds», a-t-il ajouté en appelant «la communauté internationale à financer» le plan de lutte contre la maladie.

L'ONU évalue à près d'un milliard de dollars le budget nécessaire pour lutter contre Ebola en Afrique de l'Ouest, dont la moitié destinée au Liberia.

Cette épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, a déjà tué 2461 personnes sur 4.985 cas, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).




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