Ukraine: entrée en vigueur de nouvelles sanctions européennes

Une femme vend des biens et de la... (PHOTO ERIC FEFERBERG, AFP)

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Une femme vend des biens et de la nourriture dans un marché détruit par les bombardements, le 28 novembre à Donetsk.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

Les sanctions à l'encontre de 13 personnes et cinq entités impliquées dans les élections organisées par les rebelles séparatistes dans l'est de l'Ukraine le 2 novembre sont entrées en vigueur samedi avec leur publication au Journal officiel de l'UE.

Cette décision porte à 132 le nombre de personnes faisant l'objet de sanctions de l'UE dans le dossier ukrainien et à 28 le nombre d'entités dont les avoirs ont été gelés par l'UE.

Le principe de ces nouvelles sanctions été acté vendredi par les 28 États membres de l'UE par procédure écrite. Elles sont la mise en oeuvre d'un accord politique trouvé entre ministres des Affaires étrangères de l'UE le 17 novembre.

Elles concernent des personnalités de second plan ayant participé aux élections séparatistes qui se sont tenues le 2 novembre, comme Alexandre Kofman, le vice-président du Parlement de la république autoproclamé de Donetsk (DNR), qui a été candidat aux élections, et Ravil Khalikov, ancien procureur général de la DNR, également en charge des questions de sécurité.

Ces sanctions consistent en un gel des avoirs dans l'Union européenne, doublé d'une interdiction de visas d'entrée ou de transit par le territoire de l'UE pour les individus visés.

Elles touchent également cinq entités, principalement des groupes politiques, comme la «république de Donetsk» et l'organisation «Paix pour la région de Lougansk» qui ont organisé les élections de début novembre, jugées «illégales» par les Européens.

Pour les chefs européens de la diplomatie, «ces prétendues ''élections'' violent la lettre et l'esprit du protocole de Minsk», un accord de cessez-le-feu et de pourparlers entre belligérants conclu en septembre.

L'UE a déjà lourdement sanctionné la Russie qu'elle accuse d'être impliquée aux côtés des rebelles séparatistes, interdisant notamment à des banques et entreprises du secteur de la défense et du pétrole, dont le géant Rosneft, de se financer en Europe.

Ces sanctions, prises en juillet et septembre, ont contribué aux difficultés de l'économie russe, mais elles n'ont pas infléchi l'attitude du président russe Vladimir Poutine.

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