Poutine aurait menacé d'envahir la Pologne, la Roumanie et les pays baltes

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«Si je le voulais, des troupes russes pourraient être en deux jours, non seulement à Kiev, mais aussi à Riga, Vilnius, Tallinn, Varsovie et Bucarest», aurait lancé le président Poutine lors d'un entretien avec son homologue ukrainien.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

La Commission européenne a refusé jeudi de commenter des informations de presse rapportant des propos menaçants du président russe Vladimir Poutine visant directement des pays européens.

Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, M. Poutine aurait, dans une conversation avec son homologue ukrainien Petro Porochenko, menacé d'envahir la Pologne, la Roumanie et les États baltes. «Si je le voulais, des troupes russes pourraient être en deux jours, non seulement à Kiev, mais aussi à Riga, Vilnius, Tallinn, Varsovie et Bucarest», aurait lancé M. Poutine. Le journal ne précise pas la date de cet échange présumé.

Ces menaces auraient été rapportées par M. Porochenko au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de la visite de ce dernier à Kiev le 12 septembre, affirme le journal, qui cite un compte-rendu du service diplomatique de l'UE.

Début septembre déjà, le quotidien italien La Repubblica avait indiqué que lors d'un entretien téléphonique entre M. Barroso et M. Poutine, ce dernier avait refusé de répondre à une question sur la présence de soldats russes en Ukraine, et s'était fait menaçant en déclarant: «Si je le veux, en deux semaines, je prends Kiev».

Le Kremlin avait dénoncé les fuites aux médias, et réagi en se disant prêt à rendre public l'enregistrement de la conversation téléphonique entre MM. Poutine et Barroso «pour lever tout malentendu».

Après les nouvelles informations du Süddeutsche Zeitung jeudi, la Commission européenne a déclaré qu'elle n'avait pas l'intention de «mener sa diplomatie dans les médias» ni de «commenter des extraits de conversations confidentielles». «Ce qui compte pour l'UE, c'est de contribuer à une paix durable, à la prospérité et à la stabilité de l'Ukraine», a ajouté la porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen.

Le président Porochenko s'est entretenu à plusieurs reprises avec M. Poutine ces dernières semaines pour négocier le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine et son plan de paix pour mettre fin au conflit.

Selon le Süddeutsche Zeitung, Vladimir Poutine aurait aussi prévenu Petro Porochenko de ne pas trop compter sur l'Union européenne, en estimant qu'il pourrait user de son influence auprès de plusieurs États membres pour obtenir une «minorité de blocage» contre des décisions défavorables à Moscou.

4000 soldats russes massés à la frontière ukrainienne

L'armée ukrainienne a affirmé jeudi que la Russie avait massé quelque 4000 soldats stationnés en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par la Russie, le long des 100 km de «frontière administrative» avec l'Ukraine.

«Selon nos informations, presque toutes les unités militaires russes stationnées dans la partie nord de la Crimée occupée, environ 4000 soldats, ont été massées à la frontière administrative avec l'Ukraine, avec tous leurs équipements et munitions», a déclaré le porte-parole militaire Andrii Lyssenko.

«Ces unités sont organisées en petits groupes tactiques» le long de cette frontière administrative d'une centaine de kilomètres, a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent deux jours après l'annonce par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou d'un redéploiement du dispositif militaire de la Russie en Crimée justifié «en grande partie (par) l'élargissement du district militaire (du sud de la Russie) après l'intégration de la Crimée».

Le ministre avait également évoqué l'aggravation de la crise en Ukraine et l'augmentation des forces étrangères près de la frontière russe, en référence aux exercices militaires impliquant 15 pays, dont les États-Unis, à l'oeuvre depuis lundi dans l'ouest de l'Ukraine.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait exprimé sa vive «préoccupation» suite à cette déclaration, en accusant la Russie de tenter de «déstabiliser la situation dans toute la région».

Selon l'OTAN, un millier de soldats russes se trouvent toujours dans l'est de l'Ukraine tandis que 20 000 autres restaient massés le long de la frontière russo-ukrainienne.




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