MH17 : la «situation complexe» retarde le rapport sur l'écrasement

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Des enquêteurs australiens, néerlandais et malaysiens inspectent le lieu de l'écrasement du vol MH17.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
LA HAYE

La «situation complexe» en Ukraine va retarder de quelques semaines la rédaction du rapport préliminaire sur les circonstances de la chute de l'avion malaisien, ont annoncé mercredi les experts néerlandais chargés de l'enquête.

«Le retard est dû à la situation très complexe en Ukraine pour le moment», a déclaré à l'AFP Sara Vernooij, porte-parole du Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV).

«Cela va encore prendre quelques semaines», a ajouté Mme Vernooij, rappelant que les accords internationaux prévoient un rapport préliminaire 30 jours après une catastrophe aérienne.

Trois semaines après la chute de l'appareil de Malaysia Airlines qui a coûté la vie à 298 personnes, dont 193 Néerlandais, les enquêteurs ne se sont pas encore rendus sur le site de la catastrophe, où les combats font rage entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses.

«Nous le souhaiterions, nous avons des gens disponibles pour cela, mais nous n'en avons pas encore eu la possibilité», a précisé Mme Vernooij.

Les boîtes noires ont été remises aux Pays-Bas, et sont analysées à Farnsborough, en Angleterre, par le Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens.

Un Boeing 777 de Malaysia Airlines, assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, a été abattu le 17 juillet par un missile alors qu'il survolait l'est de l'Ukraine.

La direction de l'enquête sur les causes de l'accident a été confiée aux Pays-Bas alors que Kiev et l'Occident ont accusé les séparatistes prorusses d'être responsables de la catastrophe. Moscou et les séparatistes accusent Kiev.

«Nous n'y arriverons pas en 30 jours», a soutenu Mme Vernooij. «Nous voulons rédiger un rapport soigné à partir d'informations recherchées avec minutie. Et dans ce but, nous avons besoin de plus de temps».

Parallèlement à l'enquête sur les causes de la catastrophe, des experts néerlandais, australiens et malaisiens se trouvent sur les lieux où l'avion s'est écrasé pour récupérer les dépouilles et effets personnels des victimes se trouvant encore sur place.

Plus de 200 cercueils contenant des dépouilles ont déjà été acheminés aux Pays-Bas.




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