La reine a «ronronné» en apprenant la victoire du Non

«Le comble du soulagement, quand vous êtes premier... (PHOTO CHRISTOPHER GOODNEY, AFP)

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«Le comble du soulagement, quand vous êtes premier ministre du Royaume-Uni c'est d'appeler la reine au téléphone et de lui dire, tout va bien, c'est okay.... Elle a ronronné de contentement au téléphone», a confié le premier ministre Cameron (à gauche) à l'ancien maire de New York Michael Bloomberg.

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Référendum écossais
Référendum écossais

Le 18 septembre les Écossais sont appelés aux urnes pour dire Oui ou Non à l'indépendance. Quatre millions d'électeurs qui devront choisir entre le maintien au sein du Royaume-Uni en tant que nation constitutive ou encore la souveraineté. »

Agence France-Presse
LONDRES

La reine - censée être neutre - a «ronronné de contentement au téléphone» en apprenant que les Écossais avaient rejeté l'indépendance la semaine dernière, a confié mardi le premier ministre britannique David Cameron dans un aparté enregistré par la chaîne d'information en continu Sky News.

«Le comble du soulagement, quand vous êtes premier ministre du Royaume-Uni c'est d'appeler la reine au téléphone et de lui dire, tout va bien, c'est okay.... Elle a ronronné de contentement au téléphone», a confié le chef du gouvernement à l'ancien maire de New York Michael Bloomberg.

M. Cameron - supposé à l'instar de ses prédécesseurs - ne révéler sous aucun prétexte la teneur de ses échanges avec la reine, ne s'est apparemment pas rendu compte qu'une caméra de Sky filmait et enregistrait sa conversation dans les couloirs de l'ONU.

«Je veux aller trouver ces instituts de sondage et je veux les traîner en justice pour mes ulcères à l'estomac, pour ce qu'ils m'ont fait endurer» a-t-il poursuivi, alors qu'il déambulait en compagnie de son interlocuteur.

Paul Harrison, le correspondant royal de Sky, a cru bon de préciser qu'il serait peine perdue de demander au palais de Buckingham de confirmer ou de démentir que la reine «ronronne quand elle est contente».

L'apparente montée en puissance du Oui à l'indépendance à quelques jours du vote avait provoqué un branle-bas de combat de la part de David Cameron, qui - au-delà d'un divorce avec l'Écosse - risquait sa carrière politique dans l'affaire.

Élisabeth II a pour sa part gardé le silence sur la question écossaise, alors que son entourage laissait entendre qu'elle était «horrifiée» à la perspective d'un éclatement de son royaume.

Un des principes sacro-saints de la monarchie britannique veut que le souverain «règne, mais ne gouverne pas», en d'autres termes qu'il ou elle s'abstienne de toute ingérence dans la conduite des affaires publiques.

Elle est cependant constamment tenue informée des affaires du royaume par le gouvernement, et s'entretient une fois par semaine avec le premier ministre, censé ne jamais rien révéler de ces échanges.

La reine se trouvait en vacances en son château écossais de Balmoral quand la victoire du non a été officialisée. Elle s'est contentée d'une sobre réaction invitant dans un communiqué les Britanniques «à l'unité».




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