Trump reçoit Nétanyahou, la solution à deux États en question

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Depuis son installation à la Maison-Blanche, Donald Trump s'est notamment abstenu de qualifier les colonies israéliennes d'obstacle au processus de paix.

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Pourparlers israélo-palestiniens
Pourparlers israélo-palestiniens

Restez à l'affût des derniers développements des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens consultant notre dossier. »

Andrew BEATTY, Nicolas REVISE
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump accueille mercredi le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dans ce qui pourrait marquer un tournant dans l'approche de Washington, l'exécutif américain ayant indiqué qu'il n'était plus arc-bouté sur la «solution à deux États».

M. Nétanyahou, qui entretenait des relations exécrables avec Barack Obama et a vu dans la victoire de son «ami» Donald Trump une chance pour Israël, est attendu en fin de matinée à la Maison-Blanche.

Dans une configuration très surprenante, les deux dirigeants participeront directement à une conférence de presse commune à 12h00 avant même de se retrouver en face à face dans le Bureau ovale.

Les déclarations mardi soir d'un responsable de la Maison-Blanche laissant planer le doute sur l'appui américain à la «solution à deux États» a, sans surprise, provoqué de très vives réactions dans le camp palestinien.

Cette formule, qui prévoit la création d'un État de Palestine coexistant en paix avec Israël, est défendue depuis un demi-siècle par tous les présidents américains, démocrates comme républicains.

Y renoncer «n'a aucun sens», a réagi Hanane Achraoui, une des dirigeantes de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Dénonçant «une politique pas responsable», Mme Achraoui a accusé la nouvelle administration américaine «d'essayer de satisfaire la coalition extrémiste de (Benyamin) Nétanyahou», qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.

Le Hamas islamiste, au pouvoir à Gaza, a de son côté dénoncé «un jeu fourbe» de Washington.

Depuis Le Caire, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a défendu avec force cette option, jugeant que tout devait être fait pour «préserver cette possibilité».

«La paix est l'objectif, que cela soit sous la forme d'une solution à deux États si c'est ce que les parties veulent, ou quelque chose d'autre si les parties le veulent», avait indiqué plus tôt un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Pour Sallai Meridor, ancien ambassadeur d'Israël aux États-Unis, «difficile d'imaginer les Palestiniens, ou les pays arabes, venir à la table des négociations sans l'option d'un État palestinien sur la table».

Washington «ne dictera pas les termes» de la paix, a-t-il encore dit, alors que M. Nétanyahou dénonce régulièrement les «diktats» de la communauté internationale pour résoudre l'un des plus vieux conflits de la planète.

«Dangers émanant de la région»

Pendant la campagne électorale, Donald Trump s'était clairement affiché pro-israélien, tout en affirmant que s'il était élu il présiderait à un accord de paix. Mais, comme sur nombre de dossiers de politique étrangère, un réel flou entoure les intentions du milliardaire américain sur ce thème.

Depuis son entrée à la Maison-Blanche le 20 janvier, M. Trump a posé des limites à l'expansion des colonies, soulignant en particulier qu'elle n'était «pas bonne pour la paix». Mais l'exécutif a aussi souligné ne pas avoir pour l'heure de position définitive sur le sujet.

M. Nétanyahou est sous pression de la frange la plus dure de son gouvernement favorable à l'annexion d'une partie de la Cisjordanie, occupée depuis 50 ans par Israël.

Il «doit arriver en présentant la solution à deux États comme une vision et esquisser, en attendant, de possibles accords intérimaires acceptables par les Palestiniens», avait indiqué son conseiller diplomatique Michael Oren avant de se rendre à Washington.

M. Nétanyahou compte aussi dire à Donald Trump tout le mal qu'il pense de l'Iran, la bête noire de l'État hébreu.

Il fut l'un des plus farouches détracteurs de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances. M. Trump, s'il a apparemment renoncé à «déchirer» ce règlement international scellé par son prédécesseur Barack Obama, le considère aussi comme «désastreux».

Faisant allusion à Téhéran, M. Nétanyahou a assuré lundi que M. Trump et lui «voy(aient) d'un même oeil les dangers émanant de la région».

M. Nétanyahou a dîné mardi soir avec le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson.

Il a qualifié cette première rencontre d'«excellente» sur Twitter: «L'alliance américano-israélienne a toujours été forte, et elle est en passe de se renforcer».




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