Deux candidats pour les «antis» Donald Trump et Hillary Clinton

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La candidate à la présidentielle américaine pour le Parti vert, Jill Stein, est diplômée de l'école de médecine de Harvard.

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Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(New York) Julian Assange n'a pas droit de vote aux États-Unis. Mais le fondateur de WikiLeaks a résumé la pensée de certains Américains face à Donald Trump et Hillary Clinton, vendredi soir. «Vous me demandez si je préfère le choléra ou la gonorrhée?», a-t-il dit à l'animateur de HBO Bill Maher, qui l'interrogeait sur ses préférences présidentielles. Heureusement pour les «antis», au moins deux autres candidats représentent, selon eux, un choix plus sain.

Jill Stein n'est pas une fan de la politique du moindre mal invoquée par certains partisans d'Hillary Clinton.

«Hillary Clinton est le problème, elle n'est pas la solution à Donald Trump», a déclaré la candidate écolo, samedi soir à Houston, en acceptant l'investiture du Parti vert pour l'élection présidentielle. «Nous sommes la solution.»

Âgée de 66 ans et diplômée de l'école de médecine de Harvard, Stein en est à sa deuxième course à la Maison-Blanche. En 2012, elle avait reçu un très maigre 0,36% des suffrages. Or, quatre ans plus tard, elle pourrait battre le record établi en 2000 par Ralph Nader pour le meilleur score réalisé par un candidat présidentiel du Parti vert, soit 2,7% des voix.

Selon un sondage Washington Post/ABC News publié dimanche, Stein récolte 4% des intentions de vote dans une course à quatre candidats. Et elle espère continuer à augmenter ses appuis en courtisant les partisans de Bernie Sanders qui ne peuvent se résoudre à voter pour Hillary Clinton et dont plusieurs d'entre eux ont adopté le slogan «Jill, not Hill».

«C'est un honneur de faire campagne en alliance avec le mouvement Bernie Sanders», a dit Jill Stein, qui a vanté samedi le programme du sénateur du Vermont, dont elle avait pourtant vertement dénoncé l'appui à Clinton en juin.

Le programme de Stein est encore plus progressiste que celui de Sanders. La candidate verte promet notamment d'instaurer un droit à un salaire minimum vital, d'éliminer la dette étudiante et de réduire les dépenses militaires d'au moins 50%.

Dans une nouvelle pub, Stein s'engage en outre à «créer 20 millions d'emplois, stopper les changements climatiques et rendre obsolètes les guerres pour le pétrole». Et elle ne manque pas d'attaquer Clinton.

«Donald Trump dit des choses détestables, mais Hillary Clinton a une feuille de route terrifiante. La réponse à Donald Trump est un programme révolutionnaire», dit celle qui a choisi comme colistier le militant des droits de l'homme Ajuma Baraka.

Stein a créé la controverse récemment en donnant l'impression de remettre en question la sécurité des vaccins. «Je ne suis pas au courant de preuves liant l'autisme à la vaccination», a-t-elle écrit sur Twitter. Ce gazouillis en remplaçait un autre qui était plus catégorique sur le sujet («Il n'y a aucune preuve liant l'autisme à la vaccination»).

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Gary Johnson 

ARCHIVES AFP

Objectif 15% pour Johnson

Il n'y a pas longtemps, Gary Johnson a ajouté un nombre et deux signes à la photo qui l'identifie sur son compte Twitter et sa page Facebook: $15 et %.

Le symbole du dollar est une invitation aux supporteurs du candidat libertarien de verser au moins 15 $ à sa campagne présidentielle le 15 août prochain afin de l'aider «à atteindre 15%», comme on peut le lire sur sa page Facebook.

Ses partisans connaissent l'importance de ce pourcentage. Pour participer aux trois débats présidentiels, l'ancien gouverneur républicain du Nouveau-Mexique (de 1995 à 2003) devra avoir récolté au moins 15% des intentions de vote dans cinq sondages nationaux réalisés en septembre.

Le plus récent baromètre, publié dimanche par le Washington Post et ABC News, le créditait de 8% des intentions de vote.

Mais Johnson croit à la possibilité non seulement de dépasser le seuil des 15%, mais également de gagner la Maison-Blanche. Lors d'une assemblée publique organisée et diffusée par CNN mercredi soir dernier, il a fait référence aux «choses extraordinaires» qui se sont produites depuis le début de la campagne présidentielle.

«Notre stratégie est donc de gagner [la course] sans conteste, et cela suppose que des choses extraordinaires doivent arriver. Mais y a-t-il déjà eu une année politique plus extraordinaire que celle-ci?», a dir Gary Johnson, qui en est à sa deuxième campagne présidentielle sous la bannière du Parti libertarien.

Contrairement à Jill Stein, dont l'attrait se limite à la gauche, Gary Johnson espère récolter des votes auprès des électeurs des deux grands partis. Ses positions plus progressistes sur l'avortement, le mariage gai et la marijuana, entre autres, sont susceptibles de plaire à des démocrates, alors que sa promesse de réduire les impôts et la taille du gouvernement peut séduire des républicains.

Le candidat libertarien a reçu samedi l'appui d'un premier représentant républicain, en l'occurrence Scott Rigell, de Virginie. Le même jour, il a tourné en dérision le projet de Donald Trump de construire un mur le long de la frontière sud.

«J'ai entendu dire que Donald Trump regarde les Jeux olympiques ce soir. Il veut voir quelle hauteur les sauteurs à la perche mexicains peuvent franchir», a-t-il dit lors d'une interview au Reno Gazette-Journal.

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