L'attaque au couteau en Sibérie revendiquée par l'EI

L'homme « a attaqué des passants, blessant au couteau... (tirée de Twitter, @Rudawenglish)

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L'homme « a attaqué des passants, blessant au couteau huit personnes », alors qu'il se trouvait « dans les rues centrales » de à Sourgout, en Sibérie, a indiqué le Comité d'enquête russe, organe chargé des principales investigations criminelles.

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Le groupe État islamique

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Anaïs LLOBET
Agence France-Presse
MOSCOU

L'organisation État islamique (EI) a revendiqué une attaque au couteau ayant fait samedi sept blessés dans la ville russe de Sourgout et dont l'auteur a été abattu par la police qui a ouvert une enquête pour «tentative d'homicide» et non pour «terrorisme».

«L'assaillant dans la ville de Sourgout en Russie est un soldat de l'EI», a déclaré, dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq, ce groupe djihadiste qui a également revendiqué samedi la double attaque de cette semaine en Espagne.

Vers 11 h 20 heure locale, un homme «a attaqué des passants» dans le centre de cette ville de Sibérie occidentale de 330 000 habitants située à 2100 km de Moscou, selon le Comité d'enquête russe, l'organe chargé des principales enquêtes criminelles.

Au moins sept personnes ont été blessées, dont deux sont dans un état grave, a précisé dans un communiqué la police.

L'auteur de l'attaque, encagoulé, a tenté de «résister» aux policiers avant d'être abattu, ont assuré les forces de l'ordre, qui précisent avoir identifié l'assaillant, un habitant de Sourgout né en 1994, et examiner ses antécédents psychiatriques.

Une enquête judiciaire pour «tentative d'homicide» a été ouverte, sous le contrôle direct du directeur du comité, Alexandre Bastrikine, a annoncé dans un communiqué cet organe.

Dans un premier temps, la police locale avait déclaré à l'agence de presse russe Interfax que la piste d'«un attentat terroriste n'était pas la principale».

Ces déclarations, qui n'ont pas été reprises dans le communiqué de la police, avaient suscité la perplexité de certains internautes russes, dont celle de l'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny.

«Un homme qui court avec un couteau et qui essaie de tuer un maximum de personnes. Qu'est-ce que c'est, si ce n'est pas un attentat ?», s'est-il exclamé sur Twitter.

D'autres, comme le sénateur russe Frants Klintsevitch, estimaient au contraire que l'attaque «n'avait rien à voir avec l'EI», considérant sur les ondes de la radio Govorit Moskva qu'il s'agissait peut-être pour le groupe islamique d'une «opération de RP», de relations-presse.

Sécurité renforcée

Sur des images diffusées par des sites internet d'informations et des chaînes de télévision russes, on pouvait voir le corps de l'assaillant sous un drap blanc, un chien policier reniflant le cadavre, ainsi qu'un blessé effondré sur un banc, entouré d'une flaque de sang.

Les blessés, âgés de 27 à 77 ans, ont tous été hospitalisés, selon la police. Leurs blessures sont principalement «à la tête, à la nuque et au ventre», a expliqué le docteur Alexandre Ivanov à la chaîne de télévision russe Ougra.

Le maire de Sourgout, Vadim Chouvalov, a appelé dans un message vidéo ses concitoyens à «garder leur calme», assurant que la police contrôlait la situation.

Un centre commercial situé non loin du lieu de l'attaque a été évacué, a dit son directeur à l'agence de presse TASS. «Les mesures de sécurité ont été renforcées (...) il y a beaucoup de policiers dans les rues», a raconté à la radio Ekho Moskvy une habitante du centre de Sourgout.

Ce drame est intervenu au lendemain d'une attaque au couteau en Finlande où un Marocain de 18 ans a poignardé à mort deux personnes et en a blessé huit autres dans la ville de Turku (sud-ouest). La police y a ouvert une enquête pour terrorisme.

L'Espagne a quant à elle été la cible jeudi soir d'un double attentat meurtrier revendiqué par le groupe État islamique, à Barcelone et à Cambrils, également en Catalogne (nord-est), dont le bilan est de 14 morts et de plus de 120 blessés.

En Russie, un attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) avait fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril.

Depuis le début de son intervention militaire en Syrie le 30 septembre, la Russie, alliée au régime de Damas, a elle aussi été menacée de représailles par l'EI et par la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Les services secrets russes ont annoncé lundi l'arrestation de quatre membres présumés de l'État islamique qui planifiaient des attentats suicide contre des centres commerciaux et des transports en commun à Moscou.




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