Égypte: le groupe État islamique revendique les attaques

Vingt-six militaires, ont été tuées et au moins... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Vingt-six militaires, ont été tuées et au moins 34 blessées jeudi dans des attaques dans le nord du Sinaï.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Jay DESHMUKH
Agence France-Presse
LE CAIRE

Ansar Beït al-Maqdess, principal groupe d'insurgés islamistes du Sinaï et branche du groupe État islamique (EI) en Égypte, a revendiqué une série d'attaques commises jeudi dans le nord de la péninsule et qui ont fait au moins 26 morts, principalement des soldats.

Ce bilan est le plus meurtrier pour les forces de sécurité depuis trois mois.

Sur leur compte twitter, les islamistes ont revendiqué ces attaques qui ont coûté la vie principalement à des militaires et qui ont aussi fait, selon des responsables de sécurité et des sources médicales, au moins 62 blessés, dont neuf civils.

La principale attaque a eu lieu à Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, où 25 personnes, en grande majorité des militaires, ont été tuées.

Le groupe a affirmé avoir «mené des attaques massives et simultanées dans les villes d'Al-Arich, Cheikh Zoueid et Rafah».

Selon des responsables de sécurité, des roquettes ont d'abord été tirées sur le quartier général de la police d'Al-Arich ainsi que sur une base militaire adjacente, avant l'explosion d'une voiture piégée. Quelques minutes plus tard, des tirs de roquettes ont frappé un complexe résidentiel proche, où sont logés des officiers.

«Des terroristes ont attaqué plusieurs QG et installations de la police et de l'armée en se servant de voitures bourrées d'explosifs et de roquettes», a indiqué l'armée jeudi soir.

«Un échange de tirs est toujours en cours», a-t-elle ajouté.

Une autre attaque a eu lieu jeudi dans le nord du Sinaï à un point de contrôle de l'armée à Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, où un militaire a perdu la vie.

Par ailleurs, un policier a été tué dans l'explosion d'une bombe dans la ville de Suez.

Washington a condamné «avec vigueur les attaques terroristes dans la province égyptienne du Nord-Sinaï».

Les États-Unis «continuent de soutenir de manière inébranlable les efforts du gouvernement égyptien pour combattre la menace terroriste en Égypte dans le cadre de notre engagement permanent envers le partenariat stratégique liant nos deux pays», a indiqué dans un communiqué Jennifer Psaki, porte-parole du département d'État.

Les assauts de groupes armés contre les forces de sécurité se sont multipliés en Égypte depuis la destitution en juillet 2013 par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, faisant des centaines de morts dans leurs rangs.

Les autorités ont déployé de nombreux soldats et policiers pour combattre les djihadistes dans le Sinaï.

État d'urgence prolongé

Fin octobre, 30 soldats avaient été tués près d'Al-Arich lors d'un attentat suicide suivi d'une attaque commando dans un campement militaire, conduisant les autorités égyptiennes à décréter l'état d'urgence sur une partie du Sinaï, qui vient d'être prolongé pour trois mois.

Cette attaque, la plus meurtrière ayant visé l'armée depuis la destitution de M. Morsi, avait également été revendiquée par Ansar Beït al-Maqdess, principal groupe d'insurgés islamistes du Sinaï, qui a multiplié les attaques et fait allégeance aux djihadistes du groupe EI.

Les groupes armés disent agir en représailles à l'implacable répression dont sont victimes les partisans de M. Morsi, qui a fait au moins 1400 morts. Des centaines d'islamistes ont aussi été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs et environ 15 000 ont été emprisonnés.

L'attaque du 24 octobre a aussi conduit les autorités à construire une zone tampon le long de la frontière avec Gaza pour empêcher les insurgés de s'infiltrer en Égypte depuis l'enclave palestinienne.

L'Égypte a annoncé fin décembre qu'elle allait élargir de 500 m à un kilomètre la largeur de cette zone tampon.

Pour les autorités, la zone tampon, qui court sur environ 13,5 km, devrait permettre d'isoler les «terroristes» dans un secteur désert et d'éliminer les tunnels clandestins vers Gaza, qui seraient utilisés pour le trafic d'armes et le passage des djihadistes.

Cette mesure doit entraîner la démolition de plus de 800 habitations et l'éviction de quelque 1100 familles.

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