Des parlementaires américains soutiennent Sissi malgré son bilan sur les droits de l'Homme

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Le sénateur républicain Lindsey Graham

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Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
Le Caire

Des parlementaires républicains américains ont estimé dimanche au Caire que le président Abdel Fattah al-Sissi était l'homme dont avait besoin l'Égypte, alors que Washington dénonce régulièrement des violations en matière des droits de l'Homme dans ce pays.

Le sénateur républicain Lindsey Graham, à la tête d'une délégation de six membres, a apporté son soutien au président égyptien qui lutte contre une insurrection djihadiste dans la péninsule du Sinaï (est).

«M. Sissi est l'homme de la situation», a affirmé M. Graham lors d'une conférence de presse après la rencontre des parlementaires avec le président égyptien.

«Le président a exprimé son désir de détruire Daech», a-t-il souligné, faisant référence au groupe djihadiste État islamique, actif en Irak et en Syrie, mais aussi dans le nord du Sinaï, où des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans des attentats depuis 2013.

Interrogé sur les droits de l'Homme, il s'est montré moins critique que certains communiqués du département d'État américain.

Après avoir destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, le régime de M. Sissi a tué en 10 mois plus de 1400 manifestants pro-Morsi et emprisonné plus de 40 000 de ses partisans selon Amnesty international et Human Rights Watch.

Les services de sécurité sont régulièrement accusés de détentions illégales, voire de tortures.

«Je comprends que le pays est une nouvelle démocratie et sort du chaos», a affirmé M. Graham. «Il (Sissi) doit gérer l'équilibre entre la sécurité et l'État de droit.», a-t-il ajouté.

«Il y a des éléments qui viennent en Égypte pour perturber la nation, et il y a beaucoup de gens qui viennent ici pour vous aider. Ne les traitez pas tous de la même manière», a-t-il ajouté.

L'ONU et 13 ONG internationales ont dénoncé fin mars une enquête visant des défenseurs des droits de l'Homme pour des financements étrangers en Égypte. À propos de cette affaire, le chef de la diplomatie américaine John Kerry s'était dit «profondément préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Égypte».

Les relations entre Washington et l'Égypte, un allié clé de longue date dans la région, s'étaient un temps refroidies après la destitution de M. Morsi. En mars 2015, les États-Unis ont annoncé qu'ils mettaient fin au gel partiel de leur aide militaire annuelle, qui s'élève à 1,3 milliard de dollars.

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