La Turquie dénonce le soutien américain aux Kurdes

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«Hey, l'Amérique ! Vous ne pouvez pas nous forcer à reconnaître le PYD (Parti de l'union démocratique) ou les YPG (Unités de protection du peuple, la milice du PYD). Nous les connaissons très bien, autant que nous connaissons DAECH (le groupe État islamique)», a déclaré le président Erdogan.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
ANKARA

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a violemment dénoncé mercredi le soutien militaire des États-Unis aux Kurdes de Syrie, qu'il considère comme des «terroristes», en affirmant que la politique de Washington avait fait de la région une «mare de sang».

«Depuis que vous refusez de les reconnaître (comme une organisation terroriste, NDLR), la région s'est transformée en une mare de sang», a lancé M. Erdogan à l'adresse des Américains, lors d'un discours prononcé à Ankara devant des élus locaux.

«Hey, l'Amérique ! Vous ne pouvez pas nous forcer à reconnaître le PYD (Parti de l'union démocratique) ou les YPG (Unités de protection du peuple, la milice du PYD). Nous les connaissons très bien, autant que nous connaissons DAECH (le groupe État islamique)», a poursuivi le chef de l'État islamo-conservateur turc.

Depuis des mois, le soutien militaire apporté par les États-Unis au PYD et aux YPG, en pointe dans le combat contre l'EI, nourrit les tensions entre Washington et Ankara.

La Turquie considère ces deux mouvements comme des organisations «terroristes», étroitement liées aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mènent une guérilla meurtrière sur le sol turc depuis 1984.

Mardi, l'ambassadeur des États-Unis en Turquie John Bass a été convoqué au ministère turc des Affaires étrangères après des déclarations la veille du porte-parole du département d'État américain affirmant que le PYD n'était pas un mouvement «terroriste».

Au vu de ces déclarations, M. Erdogan s'est une nouvelle fois interrogé mercredi sur le partenariat de son pays avec les États-Unis.

«Je ne comprends pas. Ils (les États-Unis) restent silencieux quand nous répétons (que le PYD est un groupe "terroriste") et ils disent "nous ne les considérons pas comme ça" derrière notre dos», s'est insurgé l'homme fort de la Turquie.

Le gouvernement turc redoute que le soutien militaire américain ne permette aux Kurdes syriens, qui contrôlent déjà une large partie de l'extrême nord de la Syrie le long de la frontière turque, d'étendre encore leur influence.

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