Le réseau Haqqani presque éradiqué du Pakistan

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Le fondateur du réseau Haqqani, Jalaluddin Haqqani, lors d'une entrevue avec la télé pakistanaise en 1998.

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Agence France-Presse
ISLAMABAD

Le chef de la diplomatie pakistanaise a soutenu lundi que le réseau Haqqani, importante branche des talibans figurant sur la liste noire américaine des organisations terroristes, avait été presque totalement éradiqué du pays grâce à l'opération militaire en cours dans le nord-ouest.

Cette déclaration de Sartaj Aziz intervient au lendemain de la visite à Islamabad de la conseillère du président américain pour la sécurité nationale, Susan Rice, qui a reproché, selon différents médias, au Pakistan de ne pas empêcher les attaques perpétrées en Afghanistan voisin par des combattants établis en sol pakistanais.

Or, lors d'une conférence de presse avec son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, M. Aziz a soutenu lundi que «l'infrastructure du réseau Haqqani au Waziristan du Nord, incluant ses usines de bombes artisanales, avait été détruite».

L'armée pakistanaise avait lancé en juin 2014 une vaste opération au Waziristan du Nord, une zone tribale frontalière de l'Afghanistan ayant servi de QG à nombre de groupes islamistes armés au cours de la dernière décennie, afin d'y déloger les talibans et leurs alliés.

Le Pakistan avait toutefois été accusé de cibler les «mauvais» talibans, en lutte contre le pouvoir à Islamabad, et d'épargner les «bons» talibans, qui sévissent en Afghanistan, une distinction que les autorités locales rejettent, affirmant s'en prendre à «tous» les insurgés.

«Ce qu'il reste ici (du réseau Haqqani) reste très limité en comparaison de leur capacité en Afghanistan», a ajouté M. Aziz. «Notre évaluation est que leur capacité en Afghanistan est beaucoup plus importante, environ 80 à 90 %» de leurs effectifs y sont basés, a-t-il chiffré.

Le président afghan Ashraf Ghani, qui avait parié à son arrivée au pouvoir sur une amélioration des relations avec Islamabad pour favoriser la paix dans la région, avait accusé pour la première fois, en août, le Pakistan d'être derrière une série d'attentats talibans à Kaboul et d'ainsi envoyer un «message de guerre» à son pays.

Le Pakistan, qui avait parrainé une amorce de pourparlers de paix en juillet entre les talibans afghans et le gouvernement de Kaboul, avait rejeté ces accusations.

Lors de sa visite à Islamabad, Mme Rice a salué le soutien du Pakistan aux pourparlers de paix afghans et transmis une invitation au premier ministre pakistanais Nawaz Sharif à se rendre le 22 octobre prochain à Washington.

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