Uber critiquée pour avoir augmenté ses tarifs à Sydney

Selon le site d'information Mashable, Uber a exigé... (PHOTO SERGIO PEREZ, ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Selon le site d'information Mashable, Uber a exigé jusqu'à quatre fois le tarif ordinaire, pour une course minimum de 100 $ australiens (environ 95 $), lorsque la nouvelle d'une prise d'otages dans un café de Martin place, au coeur de Sydney, s'est répandue dans la rue et les médias.

PHOTO SERGIO PEREZ, ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
SYDNEY

La société de voiturage Uber a suscité des critiques virulentes après la flambée de ses tarifs imposés aux personnes fuyant le centre-ville de Sydney, en état de siège en raison de la prise d'otages.

Selon le site d'information Mashable, Uber a exigé jusqu'à quatre fois le tarif ordinaire, pour une course minimum de 100 $ australiens (environ 95 $), lorsque la nouvelle d'une prise d'otages dans un café de Martin place, au coeur de Sydney, s'est répandue dans la rue et les médias.

Un trajet de Martin place à l'aéroport était facturé 185 dollars (176 $) soit plus de trois fois le prix habituel, ont indiqué des usagers à Mashable.

Uber s'est d'abord défendue en affirmant sur Twitter qu'il s'agissait «d'inciter des conducteurs à s'inscrire en ligne et à aller chercher des passagers dans le quartier», avant d'annoncer qu'elle rembourserait les clients lésés et offrirait des voyages aux usagers souhaitant quitter la zone.

Mais le mal était fait et les réactions au tweet étaient virulentes.

«Quelle honte», s'indignait ainsi Tyson Armstrong, tandis que Lewis Henshall écrivait : «Méprisable @Uber-Sydney. Vous avez déjà entendu parler de responsabilité de l'entreprise?».

Service de voitures avec chauffeurs (VTC), la start-up, fondée en Californie en 2009 et qui est présente dans plus de 250 villes et 50 pays, rencontre de plus en plus d'écueils à travers le monde.

Un juge en Espagne a récemment interdit le service, qui met en contact sur l'internet, usagers et chauffeurs, estimant qu'il s'agissait de concurrence déloyale. New Delhi a interdit à toutes les sociétés de voiturage utilisant une application mobile d'opérer dans la capitale indienne, après la mise en cause d'un chauffeur d'Uber pour viol.

La Thaïlande a jugé Uber illégal et des obstacles réglementaires se sont dressés en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore à San Francisco.

Les autorités danoises et norvégiennes ont porté plainte, et à Bruxelles, les autorités régionales ont également décidé de saisir la justice pour le faire interdire dans la capitale belge, car il ne respecte pas, selon elles, la législation fiscale et sociale.

Et ce sont près d'une centaine de taxis qui ont commencé à converger lundi matin vers Paris, depuis les aéroports de Roissy (nord capitale) et Orly (sud capitale), pour une opération escargot destinée à dénoncer la concurrence de la société.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer