Vol MH370: la zone de recherche modifiée avec «une nouvelle piste crédible»

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Un capitaine de la Royal Air Force canadienne Mike MacSween participant aux recherches après une séance de recherches en Australie.

Rob Griffith

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Vol MH370

Disparu des radars dans la nuit du 7 au 8 mars avec 239 personnes à bord, le vol MH370 de Malaysia Airlines parti de Kuala Lumpur pour Pékin ne s'est jamais rendu dans la capitale chinoise. Ayant changé son plan de vol et mis le cap vers l'ouest, le Boeing 777, dont on n'a toujours aucune trace, se serait abîmé dans l'océan Indien, selon les autorités malaisiennes. »

Greg Wood
Agence France-Presse
Perth

Les recherches ont repris vendredi dans une zone modifiée suite à de nouveaux calculs de trajectoire du Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui serait tombé à court de carburant plus tôt qu'estimé au-dessus de l'océan Indien.

Après la suspension des opérations jeudi pour cause de mauvais temps, dix avions faisaient route vers une zone située à 1100 km au nord-est de celle qu'ils survolaient depuis une semaine à 2500 km des côtes australiennes.

La nouvelle zone de recherche s'étend sur 319 000 km2, à environ 1850 km à l'ouest de Perth.

«Les nouvelles informations dont nous disposons se fondent sur l'analyse continue des données radar entre la mer de Chine méridionale et le détroit de Malacca», a indiqué l'Agence australienne de sécurité maritime (AMSA) qui coordonne les recherches.

Le samedi 8 mars, le vol MH370 est parti de Kuala Lumpur à 00H41 à destination de Pékin. Pour une raison inconnue, l'avion a dévié de son plan de vol peu après son décollage et fait cap à l'ouest, passant au-dessus de la Malaisie péninsulaire, vers le détroit de Malacca. Les radars civils et militaires l'ont perdu à ce moment-là.

On sait néanmoins, grâce aux satellites, qu'il a continué à voler pendant plusieurs heures vers le sud, dans l'océan Indien, probablement jusqu'à épuisement de ses réserves de carburant. La Malaisie a officiellement annoncé le 25 mars que le vol MH370 avait «fini dans le sud de l'océan Indien» sans cependant qu'aucun élément matériel n'ait depuis confirmé ce scénario.

Selon l'AMSA, les nouvelles informations «indiquent que l'avion volait plus vite que ce qui avait été estimé, ce qui implique une consommation plus importante de carburant et une réduction de la distance possible parcourue par l'avion vers le sud dans l'océan Indien».

Des débris par centaines

Les analyses des données radars ont été fournies par l'équipe d'enquête internationale constituée en Malaisie.

Selon l'Agence australienne de sécurité des transports (ATSB), «il s'agit de la piste la plus crédible concernant la localisation possible des débris».

«L'ATSB souligne que la trajectoire potentielle de l'avion est susceptible d'être encore affinée au gré des analyses réalisées par l'équipe d'enquête internationale», précisant que l'Australie allait repositionner ses satellites en conséquence.

«C'est une nouvelle piste crédible que nous allons minutieusement vérifier aujourd'hui», a déclaré le premier ministre australien Tony Abbott.

Depuis la disparition du vol MH370 avec 239 personnes à bord, dont 153 Chinois et quatre Français, des centaines de débris ont été détectés par satellite dans le sud de l'océan Indien.

Ces deux derniers jours, la Thaïlande et le Japon ont annoncé avoir repéré au total plus de 300 objets flottants dont les plus grands mesuraient 15 mètres.

D'après un officiel cité par l'agence japonaise Jiji, ces objets appartiennent «très probablement» à l'appareil.

Un pilote chevronné

Aucun débris n'a encore été récupéré par les navires croisant dans la zone et il est donc impossible de les attribuer formellement au Boeing. Il semble toutefois très plausible que ces pièces aient dérivé depuis le point d'impact de l'avion, le trafic maritime étant réduit dans le sud de l'océan Indien, avec peu de déchets.

Bientôt trois semaines après la disparition de l'avion, chaque jour compte dans les efforts entrepris pour récupérer les boîtes noires qui émettent théoriquement des signaux de détresse pendant une trentaine de jours.

Parmi les diverses pistes explorées pour expliquer la perte du Boeing, celle d'un acte désespéré du pilote concentre l'attention d'une partie des enquêteurs qui cherchent à comprendre pourquoi deux systèmes cruciaux de communication de l'avion avec le sol (les ACARS et le transpondeur) ont été coupés à quelques minutes d'intervalle.

Les autorités malaisiennes ont ainsi confié au FBI, la police fédérale américaine, un simulateur de vol saisi au domicile du pilote, Zaharie Ahmad Shah, pour analyses. Celles-ci devraient être prêtes «d'ici un jour ou deux», a annoncé mercredi le directeur du FBI James Comey.

Mais là encore, rien de tangible n'est venu accréditer cette piste et le fils cadet du pilote, Ahmad Seth, a récusé la théorie selon laquelle son père, pilote chevronné travaillant depuis plus de trois décennies pour Malaysia Airlines, aurait pu causer intentionnellement la perte de son avion.




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