Birmanie : personne ne veut des réfugiés rohingyas

Les 800 000 Rohingyas apatrides confinés dans l'État birman... (PHOTO SOE ZEYA TUN, REUTERS)

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Les 800 000 Rohingyas apatrides confinés dans l'État birman Rakhine sont considérés par l'ONU comme une des minorités les plus persécutées de la planète.

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Agence France-Presse
Bangkok

La Thaïlande n'a trouvé aucun pays disposé à accueillir les 2000 réfugiés de la minorité musulmane apatride des Rohingyas fuyant les violences communautaires en Birmanie, a-t-elle indiqué mardi en promettant d'améliorer leurs conditions de détention.

«Il n'y a aucun pays tiers prêt à les prendre (...) parce qu'ils ont peur que s'ils acceptent un groupe, des dizaines ou des centaines de milliers d'autres suivront», a indiqué à l'AFP Manasvi Srisodapol, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

«Nous sommes en train de discuter avec d'autres pour trouver une solution», a-t-il précisé, ajoutant que 1915 Rohingyas arrivés ces derniers mois étaient depuis confinés dans des centres de rétention.

Quelque 800 000 Rohingyas, privées de nationalité par l'ancienne junte birmane et considérés par l'ONU comme l'une des minorités les plus persécutées de la planète, vivent en État Rakhine, dans l'Ouest birman.

Des centaines de milliers d'entre eux ont pris le chemin de l'exil au fil des décennies, mais deux vagues de violences en 2012 entre bouddhistes de l'ethnie rakhine et Rohingyas ont accéléré l'exode.

Si la plupart tentent de rejoindre la Malaisie, un des seuls pays de la région qui les acceptent, plusieurs bateaux ont accosté en Thaïlande. Mais en janvier, Bangkok avait indiqué qu'elle n'en accepterait plus et qu'elle n'autoriserait ceux déjà interpellés qu'à rester six mois.

Un délai qui n'était qu'une «hypothèse», a noté Manasvi, qui a assuré que les autorités étaient «conscientes» de la surpopulation et travaillaient pour trouver «des moyens et des solutions pour améliorer leurs conditions».

«Notre espoir est que les autorités prolongent la limite de six mois», a indiqué de son côté à l'AFP Vivian Tan, porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), notant que les autorités faisaient «de leur mieux».

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a pour sa part dénoncé des conditions de détention «inhumaines».

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